Chantiers

Une « toile » résille pour abriter les Arts de l’Islam

Mots clés : Chapiteaux, tentes, structures - Manifestations culturelles - Musées - galerie - Tourisme - Verre

2 800 m2 d’exposition répartis sur deux niveaux creusés au cœur de la cour Visconti du musée du Louvre, abriteront dès septembre 2012 un nouveau département consacré aux Arts de l’Islam. L’ensemble, creusé au cœur de la cour, est un ouvrage complexe surmonté d’une triple résille verrière structurelle et métallique qui ondule telle une toile de tente.

« Une main tendue entre deux cultures », c’est par cette image que Rudy Ricciotti définit l’ouvrage étonnant qu’il réalise avec Mario Bellini au cœur du palais du Louvre.

Ce nouvel espace dédié aux Arts de l’Islam prend place au cœur de la cour Visconti du Louvre dont les façades, classées et restaurées avant les travaux, ont été reprises en sous-œuvre par « jet grouting » afin d’excaver une fosse de 12m de profondeur. 110 points de contrôle ont assuré la surveillance des façades pendant la durée de cette opération qui consiste à injecter à 400 bars un coulis d’eau et de ciment qui déstructure la marne du terrain et se mélange à elle pour créer la fondation. 

Sur le radier du fond de fouille prennent place les équipements techniques (centrale d’air, contrôles de températures et d’hygrométrie, alimentations électriques…) dans un niveau technique surmonté du niveau parterre, niveau bas de l’exposition permanente future. Ce dernier est surmonté d’un rez-de-cour situé 6m plus haut. Il en est séparé par une dalle mixte acier/béton qui limite l’emprise des poteaux dans les espaces d’exposition.
Ces deux niveaux sont reliés par un escalier « sculpté en sous face » en béton noir. Ce monolithe réalisé en béton Agila (de Lafarge) a été injecté en une seule passe à partir de son pied grâce aux performances d’auto-plaçance du produit.
Sur le dessus, marche et contremarches ont été réalisées en Ductal sablé. Ce béton armé de fibres métalliques se retrouve dans la fabrication d’une cimaise, dans l’habillage des portes et dans le traitement des tunnels qui relient ce pavillon aux salles existantes.


Mais le clou de cet ouvrage très technique revient à sa couverte qui ondule à l’image d’une toile de tente.
Une « toile » très sophistiquée composée d’une structure résille faite de tubes ronds d’acier de diamètre constant mais d’épaisseur variable (de 4 à 13 mm) en fonction des efforts à reprendre.

Cette structure, qui a fait l’objet d’une modélisation, reprend une nappe vitrée qui assure l’imperméabilité du complexe et deux nappes en maille de métal déployé de couleur or anodisé, l’une externe, l’autre interne. La maille extérieure sert de brise soleil, tandis que la maille intérieure, doublée de panneaux en nid d’abeille métallique, sert de plafond translucide à l’exposition.

Cet ensemble représente pas moins de 135 tonnes qui reposent sur seulement 8 poteaux circulaires inclinés dont la moitié traverse sur 9m de hauteur les deux niveaux de l’ouvrage jusqu’à la toile.

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