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Une prestation de cœur de ville, de plus en plus souvent externalisée

Dossier réalisé par Gilles Rambaud |  le 29/11/2013  |  ÉvénementFrance entièreEurope

Apparues dans les années 1990, les balayeuses-aspiratrices compactes font aujourd’hui partie du paysage urbain et intéressent des municipalités de plus en plus petites.

Les balayeuses-aspiratrices se distinguent en trois catégories : inférieure à 1 m³, de 1 à 2,5 m³ et supérieure à 2,5 m³. Les plus grosses sont souvent des matériels de voirie, qui circulent sur la chaussée, montés sur un châssis de poids lourd. Sur trottoir, ce sont les deux premières qui opèrent. Les petites compactes, destinées aux centres-villes, sont des machines plutôt récentes, apparues dans le milieu des années 1990. L’offre est pléthorique : une douzaine de concurrents se disputent les quelque 2 750 machines vendues chaque année en Europe, dont plus de 600 rien qu’en France. Deux types de fabricants se côtoient : ceux dont le cœur de métier est constitué par du matériel de nettoyage plus petit, chez qui la balayeuse de 1 m³ représente le plus gros des modèles ; ou, à l’inverse, des fabricants de matériels lourds qui voient là une entrée de gamme. Le marché commence avec des agglomérations de 5 000 habitants. Ce seuil est orienté à la baisse, des agglomérations de plus en plus petites se montrant intéressées. Aujourd’hui, 70 % des acheteurs sont des collectivités locales ; les 30 % restants se répartissent entre des utilisateurs privés  gestionnaires d’aéroports, exploitants de supermarchés ou de parcs d’attractions, par exemple  ou des prestataires de services, certains de très grande taille comme Veolia ou Sita. Ce ratio devrait évoluer car la tendance est à l’externalisation du service de propreté, les collectivités locales préférant avoir recours à une entreprise privée plutôt que d’investir elles-mêmes. Si ce type de marché se multiplie, d’autres acteurs que les entreprises déjà en place apparaîtront, et pourquoi pas le groupe Fayat lui-même, déjà sous-traitant des collectivités à travers certaines de ses filiales comme SAML, et parallèlement fabricant de matériels de voirie… « Ce n’est pas d’actualité », coupe Jean-Claude Fayat, président du groupe, qui se contente aujourd’hui de rester le premier fabricant français.

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