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Une passerelle neuve équipera la gare

philippe donnaes |  le 20/06/2014  |  TransportsCollectivités localesBâtimentOuvrage d'art

Tours -

Mise en service en 1891 pour relier les quartiers Est et Ouest de Tours, suite à l’arrivée du rail qui avait scindé la ville en deux, la passerelle Fournier est un ouvrage d’art métallique long de 116 m, point de passage essentiel pour les circulations douces. Elle relie le « vieux Saint-Pierre-des-Corps » à l’avenue Gramont, tout en desservant le secteur du Sanitas. Un axe clef, qui enregistre jusqu’à 800 passages quotidiens, fréquentation devant croître avec l’arrivée programmée du tramway et l’implantation de la station « Palais des sports », dans son prolongement ouest. D’où le concours lancé en 2013 par la communauté d’agglomération Tours Plus en raison de la vétusté de l’ouvrage, « les entreprises devant répondre sur la base d’un double projet prévoyant la réhabilitation de l’existant ou la construction d’une passerelle neuve », précise François Consigny, responsable du projet d’Elioth (groupe Egis), membre du groupement lauréat mené par GTM Normandie Centre et Vinci Construction, qui assurera la maîtrise d’œuvre.

Solution à deux travées

Les considérations technico-économiques ont fait opter pour le second scénario, un nouvel ouvrage (coût prévisionnel : 6,8 millions d’euros TTC) se situant à une vingtaine de mètres plus au sud de la passerelle historique, qui restera en service durant les travaux puis sera déconstruite. « Nous avons proposé un ouvrage métallique fluide et compact avec deux bow-strings longs de 57 m et larges de 3,60 m (9 m de hauteur maximale), une structure moderne et cohérente qui s’inscrit dans le paysage architectural en répondant au profil en doubles arceaux de la toiture de la gare », poursuit François Consigny. Avantage : la solution à deux travées doit minimiser les interventions dans l’enceinte de la gare puisqu’elle n’exigera qu’une pile centrale. D’où un phasage moins complexe, les deux éléments étant construits au sol, parallèlement aux voies ferrées, puis levées et posées un par un avec une grue automotrice, les deux opérations étant effectuées de nuit. « Une méthodologie qui nous a obligés à effectuer un gros travail d’optimisation en termes de poids, et ce afin d’obtenir un ouvrage le plus léger possible », poursuit François Consigny.
La passerelle aura une largeur utile de 2,40 m et deux rampes d’accès pour personnes à mobilité réduite, une droite et une hélicoïdale. Ouverture en 2016.

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PHOTO - 799293.BR.jpg - © B+M ARCHITECTURE

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