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Une nouvelle dragline en poste dans une sablière francilienne

Gilles Rambaud |  le 19/02/2016  |  ChantiersProduits et matérielsMaçonnerieSeine-et-MarneTechnique

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Carrières. A2C Matériaux vient d’acquérir une Sennebogen 655 HD pour extraire du granulat alluvionnaire dans deux sites localisés en bord de Seine.

A2C Matériaux, exploitant de carrières à Saint-Sauveur-lès-Bray, en Seine-et-Marne, vient d’acquérir la toute nouvelle pelle à câble Sennebogen 655 HD série E. Équipée en configuration dragline, elle sera le principal engin d’extraction d’un site de granulats alluvionnaires situé dans la vallée de la Seine. « Elle remplace un modèle plus petit, arrivé à bout de souffle », explique Romain Delhaye, directeur opérationnel chez A2C Granulats, la division du groupe en charge de l’extraction et de la commercialisation des produits bruts. Ce n’est pas tant la puissance qui venait à manquer, mais la longueur de flèche. « La nouvelle pelle à câble est équipée d’un godet de 2,5 m3, comme la précédente. Elle va également extraire à 8 m de profondeur ; donc, sa productivité sera peu ou prou la même. » Le cycle dure en moyenne quarante secondes. Ce qui change, c’est la capacité de stockage. En effet, une fois que la machine a tiré son godet hors de l’eau, elle le verse à côté d’elle pour former un stock qui sera repris par la suite. Plus la flèche est longue, plus la surface de cette zone de stockage est grande, et plus il est facile d’y verser. C’est cela que recherchait Romain Delhaye. Le modèle pour lequel il a opté est donc équipé d’une flèche de 24,30 m et dispose de toutes les modifications propres à une utilisation en dragline qui, rappelons-le, lance son godet au loin en effectuant une rotation rapide puis le ramène en tirant sur un câble, à la manière d’un pêcheur au lancé. Il lui faut pour cela deux treuils à chute libre qui laissent le câble se dévider librement, et une couronne de rotation renforcée, animée par deux moteurs hydrauliques. Son énergie lui est fournie par un moteur diesel Caterpillar C9 de 261 kW, et non par un moteur électrique, pourtant disponible au catalogue et offrant de nombreux avantages en termes d’émissions polluantes et de coûts d’exploitation et de maintenance. « Il est difficile, pour nous, de passer à l’électrique, regrette Romain Delhaye. La machine se déplace souvent le long du gisement, voire d’un site à l’autre. Or le porte-engins ne peut pas s’approcher trop près de la zone d’extraction, et la pelle doit alors parcourir sur ses chenilles les quelques centaines de mètres qui la séparent du lieu où elle opère. Pour cela, l’autonomie du diesel est irremplaçable. »

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PHOTO - 884638.BR.jpg - © Sennebogen

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