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Une foreuse sous-marine pour les fondations monopiles
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Une foreuse sous-marine pour les fondations monopiles

Gilles Rambaud |  le 29/03/2013  |  IngénierieGros œuvreMatériel de chantierEnergies renouvelablesCôtes-d’Armor

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Cet outil développé par Bauer permettra d’ancrer des éoliennes au large des côtes bretonnes.

La plupart des éoliennes installées en mer du Nord reposent sur des tripodes. Or il ne pourra pas en être de même au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), dans l’une des zones retenues pour accueillir un des premiers parcs éoliens offshores français. « La fondation gravitaire par tripode est efficace sur des fonds plats et meubles. Ce ne sera pas le cas au large de la Bretagne où le fond marin est accidenté et rocheux », analyse Paul Scheller, directeur de Bauer Forage sous-marin, département spécialisé de l’allemand Bauer Fondations spéciales. Or il pense avoir la solution. En effet, Bauer a développé une foreuse de gros diamètre, destinée à percer des fondations pour hydroliennes, ces hélices qui tournent grâce aux courants marins. Paul Scheller est catégorique : la fondation monopile de gros diamètre est ce qui conviendrait le mieux aux éoliennes offshores françaises. « Il existe également des tours quadripodes, mais elles sont difficiles à mettre parfaitement d’aplomb. La fondation unique est la plus simple en terrain accidenté. » Son outil, baptisé le BSD 3000, comprend deux parties. D’abord un guide qui se présente sous la forme d’un tube maintenu par un trépied avec mise à niveau automatique à l’aide de vérins. Puis la foreuse proprement dite qui se glisse dans le guide une fois ce dernier installé. Elle comporte une tête rotative de 2,30 m de diamètre qui tourne à l’aide d’un circuit hydraulique pendant que de l’air comprimé chasse les déblais. Ces données sont ajustables, et le diamètre du BSD 3 000 peut varier entre 1,50 et 2,50 m, et sa profondeur atteindre 14 m. La machine fore à la vitesse de 0,50 m/h, et le granit ne lui pose aucun problème particulier. Il faut donc prévoir trois jours environ pour percer une fondation, en comptant l’installation du guide, le respect des marées et les quelque 24 heures pour le forage proprement dit. Un délai raisonnable ! D’autant que ce système dispose d’un autre atout : « Tout peut être mis en œuvre à l’aide d’un bateau rudimentaire muni d’une petite grue. Il n’est pas nécessaire de mobiliser un ponton pour eaux profondes, voire un bâtiment conçu spécialement pour cette opération comme c’est parfois le cas pour les tripodes. » Une économie qui se chiffre en millions d’euros… Gilles Rambaud

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