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Une foreuse française dédiée à la géothermie profonde

Laurent miguet |  le 29/11/2013  |  IngénierieBas-RhinLot-et-Garonne

La machine sera capable de forer horizontalement sur près de 2 km, afin de former une boucle entre deux puits alimentant la centrale.

Fonroche annonce 35 millions d’euros d’investissement dans la mise au point d’une foreuse dédiée à l’exploitation de gisements géothermiques situés à près de 5 000 m de profondeur. L’outil entrera en service en 2014 pour préparer l’exploitation des trois premières usines programmées à Strasbourg (Bas-Rhin) par cet industriel des énergies renouvelables basé à Agen (Lot-et-Garonne). Deux de ces centrales de cogénération entreront en service dès 2015, après un investissement unitaire minimal de 40 millions d’euros, dont 25 millions en sous-sol. La capacité de levage du treuil en tête de mât dépassera 750 t : « Plus que les plus gros engins de forage fabriqués en Europe », souligne Jean-Philippe Soulé, directeur général de Fonroche Géothermie, filiale de Fonroche implantée à Pau (Pyrénées-Atlantiques). En surface, le cahier des charges porte sur la maîtrise des impacts sonores, cantonnés à 55 dB(A) à une distance de 100 m, sous les 60 dB(A) constatés dans le quartier urbain de Hautepierre, où se déploiera la première machine.

Fracturation hydraulique exclue

Celle-ci respectera aussi les critères de prise au sol et de compatibilité avec le transport routier. Fonroche Géothermie entend tirer le meilleur parti des résultats du pilote industriel de Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin). Les techniques mises au point sur ce site excluent la fracturation hydraulique afin de couper court à tout risque de séisme, durant le creusement des puits permettant d’exploiter le gisement géothermique de la faille rhénane. Après avoir atteint des eaux brûlantes (150 à 220 °C) à plus de 4 000 m de profondeur, le forage mécanique se déploiera horizontalement sur environ 2 km, pour mettre en relation les deux puits de la boucle souterraine qui alimente l’exploitation. « À Pau, nous nous appuyons sur les compétences du pôle de compétitivité Avenia, spécialisé dans les géosciences, et où se concentre le savoir-faire français dans le sous-sol », commente Jean-Philippe Soulé. L’industriel se prépare à former 50 jeunes encadrés par des séniors, détenteurs d’un savoir-faire qui a tendu à disparaître de l’Hexagone dans les dernières décennies. Le producteur d’énergies renouvelables sollicite des fabricants allemands et italiens, mais s’engage à amener 30 % de la fabrication en France.

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