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Une église orthodoxe russe sur les berges de la Seine

philippe donnaes |  le 25/09/2015  |  SantéProfessionArchitecture

Equipement culturel -

Le projet, développé en site classé et sur un terrain inondable, est soumis à de nombreuses contraintes de structure.

A l’emplacement de l’ancien siège de Météo France - un terrain qui jouxte les berges de la Seine, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco - se dressera finalement, après plusieurs projets controversés, un centre spirituel et culturel orthodoxe russe. « Cette parcelle est très contrainte, contiguë au palais de l’Alma, à proximité de la Tour Eiffel et du musée du quai Branly », commente Borina Andrieu, directeur chez Wilmotte et Associés Architectes. Autrement dit, un tissu parisien très dense et architecturalement sensible, dans lequel il fallait insérer un programme comprenant une église orthodoxe, un centre paroissial (intégrant un auditorium de 200 places), une école franco-russe, et un centre culturel avec librairie et salles d’exposition. « Le tout en zone inondable », ajoute Louis Lafargue, un des architectes de l’équipe. D’où la nécessité de rehausser légèrement tous les bâtiments.

Le projet est constitué de quatre entités distinctes : trois bâtiments R + 3 et l’église dont la croix culminera à 35,85 m de hauteur. Une prouesse, « d’autant plus que nous sommes parvenus à dédensifier considérablement la parcelle avec une surface de plancher de 4 655 m², contre 8 470 m² pour les anciens bureaux de Météo France », poursuit Louis Lafargue. Une large allée plantée de 8 à 10 m, semi-publique, permettra en effet de dégager les façades du palais de l’Alma, jusqu’alors invisibles. Et trois des bâtiments seront dotés de toitures végétalisées pour une intégration paysagère maximale.

113 profils de pierre.

Pour une insertion harmonieuse, le choix des matériaux s’est porté sur la pierre de Bourgogne, de même origine que celle ayant servi à la construction des pieds de la Tour Eiffel et du palais du Trocadéro. « Les éléments verriers sont insérés par strates entre les linéaires de pierre, afin de créer l’illusion d’un feuilletage », explique Borina Andrieu. Un casse-tête structurel, puisque « les façades, soumises à Appréciation technique d’expérimentation (Atex), sont ainsi réparties en deux familles : 77 profils de pierre au niveau de l’église et 36 pour les bâtiments (135 kg pour les plus lourds) », détaille Thomas Rousseau, responsable des travaux chez Bouygues Bâtiment Ile-de-France. Soit 800 m3 de pierre à extraire. Les éléments, hauts de 25 à 50 cm (en fonction de l’altimétrie) sont calepinés selon une trame de 1,25 m. Ils sont fixés au millimètre sur un système d’épines en Inox à engravure, suspendues d’étage à étage.

Les cinq dômes en forme de bulbes seront dorés à la feuille en recourant à une teinte particulière, Moongold (clair de lune), « moins ostentatoire que l’or fin classiquement mis en œuvre sur ce genre d’ouvrage », conclut Borina Andrieu.

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