En direct

Une double vie sous une double pente
Le couloir, aménagé en galerie d'art, est éclairé par la façade et par le toit. - © ©

Une double vie sous une double pente

MARGOT GUISLAIN |  le 10/08/2016  |  ArchitectureFrance entièreSecond œuvreVeille juridiqueToiture

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Architecture
Réalisations
France entière
Second œuvre
Veille juridique
Toiture
Valider

En Auvergne, pièces d'habitation et espace d'exposition coexistent sous un même toit.

Au cœur de la campagne auvergnate, un ensemble de petits bâtiments hétéroclites à toits de tuiles et de zinc entoure une cour rectangulaire, comme les dépendances d’une exploitation agricole. Il s’agit de la propriété de collectionneurs d’art, composée de l’ancienne demeure familiale à laquelle est venue se greffer une série d’extensions bâties au fil du temps. La dernière en date : un édifice à double programme, à la fois lieu d’habitation et espace d’exposition. De l’extérieur, l’architecture se devait d’être discrète, non seulement pour donner la priorité aux œuvres à l’intérieur, mais également pour susciter le moins possible de convoitises… "Tout s’est bien passé", répond laconiquement l’architecte Nicola Marchi, qui a aussi reçu la consigne de garder le silence sur l’identité de ses clients et la localisation précise du projet. Le maître d’œuvre et son maître d’ouvrage ont opté pour une maison en forme de bâtiment utilitaire, voire de hangar agricole. Les murs sont constitués de briques creuses recouvertes d’un enduit gris, et la toiture à deux pentes, en zinc, s’inscrit en osmose avec celles existantes. Petites entorses à la volumétrie régulière de la maison traditionnelle : l’asymétrie des pans de toiture et un plan légèrement trapézoïdal. Ces choix n’ont donné lieu à aucun compromis architectural, ni avec les Bâtiments de France, ni avec la mairie.

Espaces privé et semi-public

Dans ce volume compact à un seul niveau, la complexité spatiale réside dans la coexistence de deux zones : celle privative et celle, semi-publique, ouverte aux professionnels de l’art contemporain. Ainsi, chambres, salles de bains, cuisine et salle de projection sont abritées dans des petits volumes distincts et fermés, aux plafonds pentus, qui apparaissent dans l’espace comme une succession de maisonnettes blanches au toit incliné. Et c’est précisément dans la large circulation qui les distribue que la galerie d’art a pris place. Eclairée de façon zénithale, celle-ci est bordée de cloisons blanches formant cimaises sur lesquelles sont accrochés les tableaux. Bien que les rampants de la toiture, laissés apparents, participent du volume général de la maison, la charpente est invisible. Un dispositif de triangulation par câbles d’acier tendus de mur à mur évite le recours à une panne faîtière, un entrait ou autres pièces de structure traditionnelles qui auraient perturbé le regard.

Retrouvez toute notre série consacrée à la "Maison revisitée"

Maîtrise d’ouvrage : privée. Maîtrise d’œuvre : Marchi Architectes, architecte mandataire ; François Gros Ingénierie, BET structure. Principales entreprises : Augusto Alves SARL (entreprise générale) ; Jean-Luc Valety SARL (menuiserie) ; Frédéric Biosset (électricité). Surface : 340 m² Shon. Coût des travaux : 850 000 euros HT.

Commentaires

Une double vie sous une double pente

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

AMC n°261 - Spécial Intérieurs 2017

Date de parution : 07/2017

Voir

Nouvelles architectures en métal

Nouvelles architectures en métal

Date de parution : 11/2016

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur