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Une centrale à double malaxeur pour un radier exceptionnel

Fabienne Berthet |  le 25/04/2014  |  IngénierieBétonIndustrieMatériel de chantierBouches-du-Rhône

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Lafarge a installé directement sur le site d’Iter une centrale à béton qui participe à ce chantier de grande ampleur.

Sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône), le radier destiné à accueillir le futur tokamak du projet Iter est en cours de réalisation. C’est dans une fosse de 90 x 130 m, profonde de 17 m, excavée et renforcée entre 2010 et 2012, que vont prendre place le radier de 1,50 m d’épaisseur et son dispositif parasismique. Cette dalle repose sur 493 poteaux coiffés d’autant de patins en Néoprène. Une structure flexible qui permet d’absorber les mouvements du sol en cas de tremblement de terre. Les travaux préparatoires au coulage (essentiellement la mise en place du coffrage et de l’étaiement) ont été réalisés en 2013, de même que le début du ferraillage serré des 2 800 t d’acier. Le coulage en lui-même s’étend sur dix mois. Les travaux sont en cours de réalisation depuis décembre dernier. « Pour éviter le moindre risque de fissure du béton, le coulage doit normalement se faire en continu. Mais, sur un chantier de cette envergure, cela aurait nécessité 14 000 m³ d’un coup et plusieurs semaines de travail jour et nuit. Une mission impossible qui explique le choix de la répartition en quinze sections. Un compromis », évoque Thierry Lebeault, directeur de projet Iter Tokamak SIP, pour Grand Travaux de Marseille (GTM). De fait, sur chaque section, le coulage dure environ seize heures et nécessite entre 750 et 1 200 m³ de béton. Une opération nettement moins contraignante, d’autant que l’installation d’une centrale à béton a été opérée sur le site par Lafarge dès 2010. « C’est le meilleur moyen de contrôler la formulation et le suivi de fabrication », détaille Thierry Lebeault. Dotée de deux malaxeurs à arbre horizontal de 3 m³ chacun, la centrale, de la marque française Europ’ Équipement, affiche une productivité de deux fois 60 m³/h. L’un des malaxeurs peut aussi intervenir en secours de l’autre, ce qui garantit l’approvisionnement. Le béton parcourt quelques dizaines de mètres via huit à neuf camions toupies en rotation constante qui alimentent deux pompes à béton aux abords immédiats du radier. Cet hiver, pour garder le béton à une température supérieure à 5 °C  il faut quelques heures avant qu’il se mette à chauffer , la zone de coulage a été confinée par des bâches, et quatre souffleries ont assuré le maintien à température durant l’opération. Avec l’arrivée des beaux jours, elles ne seront plus nécessaires.

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PHOTO - 784522.BR.jpg - © fabienne Berthet

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