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Une banque à l'épreuve du risque chimique

Laurent Miguet |  le 21/07/2000  |  ChantiersHQEInternationalEuropeFrance

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La protection contre les risques chimiques constitue l'un des aspects les plus originaux du chantier de Haute qualité environnementale (HQE) engagé par la Banque populaire du Haut-Rhin pour la construction de son nouveau siège à Sausheim. La population de ce secteur de l'agglomération mulhousienne est restée traumatisée à la suite du dégagement d'un nuage chimique provenant d'une usine de Bâle (Suisse), à la fin des années 80 (il existe une importante concentration de gros industriels dans le secteur).

La création d'un espace de 1 000 m2, en sous-sol, répondra à un cahier des charges inédit dans la construction d'immeubles de bureaux : en cas d'alerte importante et durable, les salariés de l'établissement doivent pouvoir se regrouper dans ce local étanche, utilisant de l'air neuf et traité. Cette spécificité a conduit à mobiliser des compétences et des références inhabituelles dans ce type de projet.

L'Institut national de l'environnement et des risques (Ineris) a conduit les études préalables. « Notre travail a abouti à l'élaboration d'une typologie des solutions, précisées en aval par la maîtrise d'oeuvre », explique Yves Lefin, délégué de l'Ineris pour l'est de la France. Parallèlement, Claude Gasser, chef de projet de la maîtrise d'ouvrage, spécialiste de l'environnement industriel, a utilisé ses relations d'ancien officier pour accéder à des installations militaires exemplaires.

Traitement de l'air en trois étapes

Le traitement de l'air de la salle du sous-sol s'effectuera en trois étapes : un dévésiculteur éliminera les aérosols ; des filtres de classe H13 supprimeront les particules nocives en suspension ; un caisson de charbon actif retiendra les substances chimiques les plus dangereuses, parmi celles que pourraient rejeter les usines du voisinage. Ces dispositions se traduisent par un surcoût proche de 760 000 euros (5 millions de francs). La protection contre le risque chimique s'intègre à un programme élaboré pendant deux ans pour conforter l'image d'une banque modèle en matière d'environnement.

MAITRE D'OUVRAGE : Banque Populaire du Haut-rhin.

MAITRE D'OEUVRE : Chauvet-Dietschy-Rey-Lesage.

BUREAU D'ETUDES : OTE.

MONTANT DES TRAVAUX : 15,24 millions d'euros (100 millions de francs).

CALENDRIER : SEPTEMBRE 1999 - Juin 2001.

PHOTO : SAUSHEIM. Claude Gasser, chef de projet de la maîtrise d'ouvrage : « Nous sommes allés visiter les installations les plus proches de ce que nous cherchions, à savoir le poste de contrôle enterré de la première armée, à Rochonvillers, près de Thionville. »

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