Transport et infrastructures

Une ancienne suite rapide recyclée sur ligne ferroviaire secondaire en Alsace

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Transport ferroviaire

Le renouvellement jusqu’à fin juin des voies ferrées entre Haguenau et Niederbronn-les-Bains (Bas-Rhin) donne l’occasion de réutiliser sur une ligne secondaire les éléments d’une ancienne suite rapide, ces « usines sur rail »  réservées d’ordinaire aux lignes principales.

Sur les 15 kilomètres de voies à renouveler en Alsace du Nord, ETF (Européenne de travaux ferroviaires) déploie son train SMD 80 qui a multiplié les références de 1985 à 1999 comme suite rapide.

« Nous garantissons son parfait état de marche », insiste Adrian Stanculescu, directeur de projets.  Candidate malheureuse au dernier marché des suites rapides pour le renouvellement des voies du réseau national 2013-15 qui s’est réparti entre Colas Rail-TSO, Meccoli et Transalp, la filiale d’Eurovia trouve ici l’occasion d’une réutilisation inédite à grande échelle de son matériel.

L’entreprise a pu convaincre Réseau Ferré de France d’opter pour cette solution qui permet une avancée de 800 mètres par jour en moyenne avec des pointes à plus de 1 000 mètres, plutôt que recourir à un chantier classique peu mécanisé dont la progression quotidienne se limite à 150 mètres.

« La faculté d’interrompre complètement  la ligne pendant deux mois et de diviser le chantier en tronçons unitaires longs de quelque 800 mètres ont créé les conditions favorables», souligne Sylvie Koenig, responsable de l’unité renouvellement de voies de RFF en Alsace.


Traverses en béton

 

Le chantier mobile avance sur la portion de voie unique d’une ligne chargée d’histoire : elle fêtera en décembre les 150 ans de sa naissance dans le fief de De Dietrich Ferroviaire, devenu Alstom Transport. Il combine une dégarnisseuse chargée de retirer le ballast et d’en redéposer sur place la partie la plus noble, un train de substitution pour le remplacement des traverses et des rails, un train de relevage pour assurer une répartition égale du ballast et une opération de « libération » fixant les rails soudés long de 108 mètres à une température de référence de 20 à 32 degrés tenant compte de leur dilatation. Placé sous maîtrise d’ouvrage de RFF et sous la maîtrise d’ouvrage déléguée de la SNCF, il  pose  25 000 traverses en béton et 23 000 tonnes de ballast.
L’opération s’élève à 11 millions d’euros apportés par  l’Etat, la Région Alsace et RFF. L’option retenue respecte complètement  l’objectif-clé de réduction des coûts de maintenance du réseau existant. « Nous escomptons ici une économie de 20 à 30 % sur un coût annuel d’1 million d’euros », précise Thomas Allary, directeur régional de RFF.


Deuxième phase en attente

 

L’opérateur espère la confirmation ferme de l’inscription de la seconde et dernière tranche au prochain contrat de plan. Estimée à 16,5 millions d’euros, elle comprend le renouvellement des 9 km restants, dont la section en voie double.
Quant à la SMD 80 d’ETF, elle connaît déjà sa prochaine destination : sitôt quittée l’Alsace du Nord, elle rejoindra la périphérie de Strasbourg pour deux renouvellements de 14 km chacun jusqu’à Molsheim-Obernai à l’ouest ainsi qu’entre Hausbergen et Graffenstaden pour la traversée Nord/Sud de l’agglomération.

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