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Une ancienne filature de soie devient musée

JEAN LELONG |  le 11/07/2014  |  CultureInternationalFrance entièreGardProfession

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Restructuration -

Réhabilitée et flanquée d’une extension neuve, la Maison rouge accueillera un musée consacré à la vie quotidienne dans les Cévennes. Une rénovation minimaliste qui conserve l’esprit du lieu.

Le bâtiment qui accueillera, en 2016, le musée des Vallées cévenoles, à Saint-Jean-du-Gard (Gard), en sera aussi la pièce essentielle et monumentale. Baptisée la « Maison rouge » ou la « Grande Rouge », cette nef de brique et de verre, à la façade ornée d’arcatures moulurées, a été, jusqu’en 1965, la dernière filature de soie en France. Construite en 1838, elle figure aujourd’hui à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. L’agglomération d’Alès, propriétaire du site, a entrepris de réhabiliter l’ancienne usine et de lui adjoindre une extension neuve pour y transférer un musée consacré à la vie quotidienne dans les Cévennes, à l’étroit dans ses locaux actuels. L’architecte, Pierre Vurpas, s’est attaché à faire revivre le bâtiment en respectant l’état existant : « Nous avons choisi une approche minimaliste, pour des raisons économiques et patrimoniales, mais surtout pour garder l’esprit du lieu. » L’ancienne filature, organisée sur deux niveaux, conservera ses volumes intérieurs et retrouvera les motifs peints qui ornaient initialement ses façades. Elle gardera aussi la charpente métallique qui avait remplacé, en 1924, la charpente bois d’origine. Cette structure, appelée à supporter un complexe isolant placé sous les tuiles, a fait l’objet d’une étude minutieuse. « Nous avons fait un relevé géométrique précis de la charpente, soumis un échantillon d’acier à des essais de traction et calculé la capacité de portance de l’ensemble en prenant en compte cette charge supplémentaire », détaille Fabrice Colomb, du bureau d’études EDS. Les menuiseries extérieures en acier seront restaurées et revitrées. Ne pouvant assurer l’étanchéité à l’air du bâtiment, elles seront doublées intérieurement par de grandes baies vitrées, séparées des châssis existants par une lame d’air ventilée.

L’extension neuve se déploiera parallèlement à la Grande Rouge, à laquelle elle sera reliée par deux galeries vitrées enjambant le jardin du musée. « Chacune des maisons de la grand-rue était prolongée autrefois par une longue bande de terrain qui lui donnait accès au Gardon, explique Pierre Vurpas. Le bâtiment neuf sera donc constitué de trois lanières juxtaposées, de longueurs et de hauteurs inégales. » Quatre voiles béton longitudinaux encadreront ces trois corps de bâtiment. Laissés bruts de décoffrage à l’intérieur, ils seront doublés à l’extérieur d’un habillage en schiste qui évoquera les murs de soutènement des terrasses cévenoles. Le bâtiment neuf s’ouvrira sur le paysage au sud, côté Gardon, grâce à trois pignons vitrés, protégés du soleil par des treillages en bois rappelant les fascines qui servaient autrefois à retenir les talus. Le parcours muséographique s’organisera au sein de ce nouvel espace, avant d’amener le visiteur dans la salle principale de l’ancienne filature, un volume majestueux de 50 m de long, 11 m de haut et 11 m de large, qui sera consacrée au travail de la soie.

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PHOTO - 800196.BR.jpg - © AGENCE PIERRE VURPAS & ASSOCIES ARCHITECTES
Fiche technique

Maître d’ouvrage : Alès Agglomération. AMO : SPL Alès Cévennes. Architectes : Pierre Vurpas & Associés, Joël Tanguy (OPC). BET : Grontmij. Bureau de contrôle : Socotec. Entreprises : Richard-Satem (gros œuvre), Bolivar (façades, charpente, couverture), Chapelle (murs en pierre), Gargini (métallerie, serrurerie), Agniel (électricité). Surface plancher : 3 325 m² (1 707 m² neufs, 1 618 m² réhabilités). Coût travaux : 7,2 millions d’euros HT.

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