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Un vieux château d’eau pourrait se transformer en "pile thermique"

le 25/02/2009  |  Technique

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Le département Elioth, filiale du groupe Iosis spécialisée en R&D sur les solutions d’énergies renouvelables, vient de remettre à l’office HLM de la ville de Montreuil (93), une étude de faisabilité concernant la transformation du château d’eau du Bel Air, situé sur la commune, en pile thermique urbaine. Détails.

A l'origine, un château d'eau construit en 1936 et qui n’est plus exploité par le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France depuis cinq ans par manque de rentabilité. Cet édifice a été légué pour un euro symbolique à la ville de Montreuil qui s’est engagée à en assurer les frais de destruction. Mais le caractère de l’ouvrage, bien accepté des riverains et symbole du quartier, associé à son bon état général, ont conduit la municipalité et son sénateur maire, Dominique Voynet, à revenir sur la décision de détruire l’édifice et à explorer les potentialités de sa valorisation sociale et environnementale.
C’est dans ce contexte que, fin 2008, le bureau d’étude Elioth a répondu à l’appel à idées lancé par la ville pour la valorisation durable de l’ouvrage en proposant une idée originale : transformer ce réservoir d’eau potable en un "cumulus" urbain stockant l’énergie thermique d’origine solaire et la distribuant l’hiver pour les besoins en chauffage du quartier.
Ce principe, d’une grande simplicité, est pourtant le premier du genre : sans support existant, l’idée du stockage aérien se heurtait jusque-là aux coûts de construction du réservoir et de sa structure porteuse. "Dans le cas du château d’eau, l’adaptation flirte avec l’évidence : la vocation structurelle initiale de l’ouvrage est conservée, le volume et la compacité du réservoir assurent une bonne inertie thermique, tandis que sa hauteur permet l’installation de grandes surfaces de capteurs solaires qui ne sont pas masquées par les constructions voisines" précise le communiqué.
"Il suffit alors d’implanter une boucle de circulation d’eau chaude pour alimenter la chaufferie principale du quartier, située à seulement 100 mètres du château d’eau, et l’ensemble du système se régule automatiquement en fonction des besoins par sondes de températures".

Elioth assure que l’intégration sur le réservoir de 500 m² de capteurs thermiques associés au stockage du château d’eau permet de couvrir les deux tiers des besoins en chauffage des 65 futurs logements construits dans le quartier (logements basse consommation) et d’alimenter près de la moitié des besoins en eau chaude sanitaire de plus de 200 autres logements réhabilités. "Grâce à la quantité et à la compacité du volume d’eau contenu dans le réservoir, un niveau d’isolation équivalent à celui d’un bâtiment neuf est suffisant pour maintenir l’eau à haute température (70 °C) jusqu’en hiver" précise le département R&D.

Au rythme des saisons

La simulation thermique effectuée lors de l’étude de faisabilité met en évidence le cycle de montée et descente en température suivant le cycle des saisons (voir illustration). Au printemps, passées les fortes ponctions thermiques hivernales pour le chauffage des habitations, le château d’eau remonte lentement en température. En été, il arrive progressivement à pleine capacité et la ponction des besoins en eau chaude permet de puiser l’excédent d’énergie thermique en profitant de ses potentialités de fortes montées en température. Les rayons de l’automne achèvent de recharger le château d’eau avant la grande consommation hivernale. Enfin, pendant les saisons froides, les logements puisent dans la chaleur engrangée et la température du réservoir décroît lentement.

S'il voit le jour, du haut de ces 40 mètres, ce château d'eau pourrait devenir le phare émergeant d’une démarche ambitieuse de la ville en matière de développement durable. Les concepteurs de ce projet affirment qu'il pourrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 75 tonnes de CO2 par an.

Réseau solaire d'eau tiède.
Réseau solaire d'eau tiède. - ©

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