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Un théâtre élisabéthain au château d’Hardelot

Nicolas Guillon |  le 25/07/2014  |  Collectivités localesBâtimentERPCulturePas-de-Calais

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«Amazing ! » (incroyable), s’est exclamée la reine Elisabeth II en découvrant le projet de l’Entente cordiale, porté par le département du Pas-de-Calais. L’ambassadeur de Grande-Bretagne avait, en effet, souhaité que la maquette soit présentée à Sa Majesté lors de sa visite en France pour le 70e anniversaire du Débarquement. La souveraine est, certes, concernée au premier chef, puisqu’il s’agit en l’occurrence de la construction d’un théâtre… élisabéthain. Le théâtre élisabéthain désigne à l’origine les pièces jouées en Angleterre, principalement à Londres, sous le règne d’Elisabeth Ire. La production est alors très riche et va permettre à un génie d’éclore : William Shakespeare.

Jusqu’à la Révolution

Les troupes de comédiens de l’époque disposaient rarement de bâtiments pour exercer leur art et c’est le plus souvent dans les cours d’auberge, avec leurs balcons circulaires et un accès unique à la rue ou dans les arènes dévolues aux combats d’animaux qu’ils installent leurs tréteaux. D’où la typologie architecturale du théâtre élisabéthain : une structure légère, cylindrique et à ciel ouvert. En France, les théâtres circulaires ont disparu après la Révolution, car il fallait dorénavant que tous les spectateurs voient les acteurs de face. Autant dire que lorsque le conseil général du Pas-de-Calais a lancé un concours de maîtrise d’œuvre sur APS pour construire un théâtre élisabéthain dans le cadre prestigieux du parc du château d’Hardelot à Condette (Pas-de-Calais), les candidatures ont été nombreuses. Mais c’est un Britannique spécialiste du genre, Andrew Todd, qui réalisera ce « prototype ». L’Agence Studio (Paris), mandataire, travaillera avec le bureau d’études LM Ingénieur (Paris), le scénographe et acousticien Charcoalblue LLP (Londres) et l’économiste de la construction Michel Forgue.

Vue plongeante

Avec une enveloppe d’un peu plus de 4 millions d’euros HT, Andrew Todd a opté pour un bâtiment à 90 % en bois, principalement de l’épicéa. La structure circulaire de l’édifice de 13 m de hauteur et de 29 m de diamètre permettra une ventilation naturelle des spectateurs (400 au maximum) par effet de cheminée. Le public accédera par un escalier monumental de 9 m aux niveaux supérieurs d’où il jouira d’une vue plongeante sur une scène de près de 100 m2. Enfin, se voulant discret et en résonance avec son environnement, le théâtre d’Hardelot sera abrité de bambous géants. Les marchés de travaux sont en cours pour une livraison en 2015.
Officiellement, la reine Elisabeth II ne devrait plus effectuer de voyage d’Etat en France. Fera-t-elle une exception pour l’inauguration ?

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PHOTO - 804308.BR.jpg - © Studio Andrew Todd

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