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Un Super-Stacker modifié pour construire le port de Tanger

Gilles Rambaud |  le 16/12/2011  |  ChantiersBétonMatériel de chantierTransportsInternational

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Cette machine conçue pour la manutention des conteneurs a été détournée pour transporter des éléments en béton.

«On ne change pas une équipe qui gagne ! » C’est probablement en appliquant cet adage que Bouygues Travaux Publics a abordé la deuxième phase de la construction du port de Tanger, au Maroc. L’entreprise a donc repris la bonne idée qu’elle avait eue lors de la première phase : utiliser un Super-Stacker modifié pour manutentionner des blocs de béton. Cet engin Terex de conception et de fabrication françaises, assemblé à Montceau-les-Mines, est destiné à la manutention et à l’empilement des conteneurs. C’est le chariot des ports: rapide (25 km/h), capable de soulever un conteneur, d’aller le déposer sur le quai de déchargement ou l’aire de stockage, d’en empiler cinq en hauteur et de circuler dans les travées en tournant sur place. Pourquoi cet engin logistique intéresse-t-il les hommes du chantier ? « Cette solution a été préférée à une grue mobile sur pneus en raison de sa performance de levage, de sa capacité à déplacer sa charge et à la déposer sans avoir à caler des stabilisateurs », expliquait en 2006 Eric Humbert, responsable matériels chez Bouygues, initiateur de l’idée. Les mêmes raisons prévalent aujourd’hui.

7 500 Accropodes à mettre en place

Ce ne sont pas des conteneurs que déplace ici le Super-Stacker, mais des Accropodes, des éléments de béton préfabriqués qui s’emboîtent pour former une digue. Ces blocs pesant 9, 22 ou 40 t constituent l’élément clef du chantier. Bouygues ne pourra tenir les délais qu’en gérant finement leur approvisionnement et leur mise en place. C’est la mission du Super-Stacker qui va chercher les 7 500 Accropodes sur le plateau des camions, les dépose sur une aire de stockage ou au pied de la grue. « Depuis que nous avons repris les opérations en juillet, la machine travaille à peu près sans interruption. Nous sommes très satisfaits de ses performances et de son taux de disponibilité. C’est exactement ce dont nous avions besoin ici pour terminer le chantier du port, qui doit être livré pour 2012 », déclare-t-on au service matériel de Bouygues. La machine d’origine a été modifiée : la pince à conteneur qui équipe habituellement sa flèche a été remplacée par une tourelle avec double crochet permettant d’élinguer la charge et de la faire tourner.

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PHOTO - 605750.BR.jpg - © TEREX

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