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Un serpent d’acier de 58 km de long

Anthony Laurent |  le 05/02/2016  |  EnergieAubeHaute-MarneNordOise

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A l’été 2016, un nouveau gazoduc traversera les départements de l’Aube et de la Haute-Marne.

Avec la construction du nouveau terminal méthanier de Dunkerque, GRTgaz a décidé de développer son réseau de transport de gaz naturel dans le nord et l’est de la France. A l’automne 2016, une nouvelle canalisation de 309 km, appelée Arc de Dierrey, entrera en service entre Cuvilly (Oise) et Voisines (Haute-Marne).

Depuis avril 2015, 58 km sont réalisés par les entreprises Spac et Denys entre Chacenay (Aube) et Voisines. « Au total, près de 3 500 tubes de 18 m de long pour 1 200 mm de diamètre seront mis en fouille d’ici à juillet 2016 », indique Gérald Bourgeois, responsable métier pipeline grands projets pour Spac. Selon lui, le relief vallonné et la nature du terrain - composé à plus de 90 % de roches calcaires - constituent les principales contraintes du projet. « C’est un chantier de terrassement particulier, avec 350 000 m3 de matériaux à traiter à l’aide de matériels spécifiques, comme des trancheuses, précise-t-il. Le franchissement de la vallée de l’Aube, avec une rivière à traverser sur 49 m - par micro-tunnelage - et la présence d’une nappe phréatique quasi affleurante ont rendu nos opérations plus complexes. Pour passer la nappe, nous avons dû employer une centaine de pompes pendant trois mois. »

Tubes cintrés à froid.

Comme pour tout chantier d’infrastructure linéaire, le phasage des travaux se révèle décisif. Après avoir réalisé une piste de 35 m de large, les équipes sur place procèdent au bardage (l’installation à côté de la tranchée) des tubes à enterrer. « Entre 30 % et 40 % des tubes sont cintrés à froid, sur le chantier, pour passer des points particuliers : courbes, pentes - avec parfois une forte déclivité -, cours d’eau, etc. » souligne Gérald Bourgeois. S’ensuivent les étapes clés du chantier : le soudage entre eux puis l’enrobage des tubes en acier. Douze soudeurs, répartis dans quatre cabines, réaliseront pas moins de 3 500 soudures, à la cadence d’une vingtaine de soudures par jour. « Nous réalisons ainsi des tronçons continus jusqu’à 3 km, à raison d’une soixantaine de soudures par kilomètre », complète Gérald Bourgeois.

La mise en fouille, quant à elle, nécessite l’emploi de pipelayers qui, travaillant simultanément, saisissent les tubes assemblés à côté de la fouille pour les mettre en place sur le lit de pose granulaire. Le groupement dispose de 17 machines, qui mettent en œuvre 1 km de canalisation en deux heures environ. Dernière étape : le remblayage complet de la tranchée, pour restaurer le site dans son état initial d’avant travaux.

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PHOTO - 880879.BR.jpg - © Frédéric RUFFIN / FR-COM
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PHOTO - 880881.BR.jpg - © PHOTOS : SPAC / FR com

Maîtrise d’ouvrage : GRTgaz. Maîtrise d’œuvre : GRTgaz. Groupement d’entreprises : Spac (mandataire) et Denys. Début du chantier : avril 2015. Fin du chantier : juillet 2016. Mise en service du gazoduc : automne 2016.

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