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Un schéma directeur pour rénover le château de Fontainebleau
Le cabinet de travail de l'Empereur - © © ©Gilles Coulon - OPPIC

Un schéma directeur pour rénover le château de Fontainebleau

Nathalie Moutarde (Bureau Ile-de-France du Moniteur) |  le 13/09/2013  |  Seine-et-MarneTourismeFrance entièreYvelinesTechnique

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Depuis la fin des années 2000, les travaux montent progressivement en puissance au château de Fontainebleau (Seine-et-Marne). L’établissement public présidé par Jean-François Hébert, élabore pour fin 2013, début 2014, un schéma directeur de rénovation, qui fixera les grandes priorités d’action sur dix ans.

Le 14 septembre, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques et Arnaud Amelot, chef de projets à l’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture) tiendront une conférence sur les chantiers en cours et à venir au château de Fontainebleau, suivie d’une visite du Quartier Henri IV. Vaste dépendance, construite au début du XVIIe siècle, le Quartier Henri IV abritait les cuisines, offices ainsi que les logements destinés aux officiers de la cour.

Création d’un pôle d’excellence du tourisme

Laissé plus ou moins à l’abandon après le départ de l’état-major des troupes de l’Otan, en 1965, il accueillera, fin 2014, sur la moitié de sa superficie (2 300 m2), un pôle d’excellence du tourisme. Les travaux démarrent fin septembre pour une durée de treize mois, sous maîtrise d’ouvrage de l’Etablissement public du château de Fontainebleau (EPCF) avec les architectes Patrick Ponsot (restauration enveloppe architecturale Monuments historiques) et Adam Yedid (aménagement intérieur). Ce projet, qui fait suite à celui de Centre européen de musique de chambre, lancé par le ministère de la Culture en 1998 avant d’être abandonné en 2010, est financé par le conseil général de Seine-et-Marne et le conseil régional d’Ile-de-France à hauteur de 6 millions d’euros, l’Etat apportant 2 millions.

Mécénat

En termes de coût, cette opération est la plus importante de celles récemment terminées ou en cours. Fin juin, s’est achevée la restauration du cabinet de travail de Napoléon III (1 million d’euros), une pièce qui jusqu’alors n’avait jamais été ouverte au public. Les travaux de restauration du boudoir turc de Marie-Antoinette se poursuivent, de même que ceux du théâtre impérial, inauguré en 1857. « Ce théâtre n’a servi qu’une quinzaine de fois avant d’être fermé. Il se trouve dans un état de conservation extraordinaire », souligne Arnaud Amelot. Les travaux de la première phase portent sur la salle de spectacles. D’un montant de 3 millions d’euros, ils bénéficient d’un mécénat de l’Emirat d’Abou Dabi (enveloppe de 5 millions d’euro reconductible) parallèle à celui créant le musée du Louvre Abou Dabi.

Egalement en chantier, depuis juillet 2013 et pour 14 mois, la réfection de la partie occidentale des couvertures de l’aile Louis XV pour 2 millions d’euros. Enfin, en 2014, l’EPCF engagera des travaux urgents de remise aux normes de sécurité, d’accessibilité…

Dynamisme

« En 2013, les investissements vont représenter entre 12 et 13 millions d’euros »,  indique Jean-François Hébert. Le président de l’EPCF rappelle qu’en 2009, date de création de l’établissement public, seul 1,5 million d’euros avait été investi. « La mise en place de l’EPCF a impulsé une vraie dynamique, estime-t-il. Elle traduit un intérêt nouveau du ministère de la Culture pour Fontainebleau, qui en 2007 nous a versé une dotation de 7 millions d'euros. Le statut d'établissement public nous donne aussi une autonomie juridique et financière qui nous permet de faire appel au mécénat et de nouer des partenariats avec les collectivités locales. »

Le temps de Fontainebleau est venu

Actuellement, l’EPCF met la dernière main à l’élaboration d’un schéma directeur de rénovation qui devrait être remis à la ministre de la Culture fin 2013 ou début 2014 pour validation. « Jusqu’à maintenant, nous avons trop agi au coup par coup. Nous avons besoin d’un programme pluriannuel et partagé, à l’image de celui mis en place par le château de Versailles qui lui permet de bénéficier depuis dix ans d’un investissement massif de l’Etat », poursuit Jean-François Hébert. Le diagnostic des bâtiments, des jardins, du parc, des dépendances du domaine de Fontainebleau, en cours d’achèvement, va permettre à l’EPCF, épaulé par l’Oppic et l’architecte en chef des monuments historiques, de dégager les grandes priorités d’action et de fixer un échéancier sur dix ans. Pour Jean-François Hébert, le temps de Fontainebleau - seul château en France à avoir connu une occupation ininterrompue pendant sept siècles - est venu.

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