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Un programme pour sauver les arènes

JEAN LELONG |  le 06/07/2012  |  GardCollectivités localesSport

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NÎMES -

Trois ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour restaurer les élévations extérieures de l’une des 60 travées des arènes de Nîmes. Ce chantier expérimental a servi à définir un mode opératoire applicable aux autres travées. Il a aussi permis d’analyser avec précision le processus d’altération du monument. « Nous ne comprenions pas pourquoi cette pierre calcaire d’une qualité exceptionnelle s’était mise à se dégrader de façon très rapide et à éclater de partout », commente Thierry Algrin, architecte en chef des Monuments historiques.

Détecter les vides

La réponse tient à la combinaison de deux facteurs. Tout d’abord, la taille antique laissait des aspérités sur la pierre. Les blocs étant posés à joints secs, les transferts de charge d’une pierre à l’autre se concentrent sur ces points saillants. Le phénomène est aggravé par les infiltrations d’eau qui fragilisent la pierre. « Le monument disposait à l’origine d’un système d’évacuation des eaux très bien étudié, précise Thierry Algrin. Il a ensuite été protégé par les maisons qui l’occupaient. La dégradation s’est accélérée depuis qu’on l’a dégagé pour le restaurer, au début du XIX e siècle. »
L’une des réponses apportées consiste à détecter les vides constructifs par radar et à y injecter un coulis de chaux.
Le protocole de restauration prévoit aussi la reconstitution des corniches et des garde-corps du 1 er étage pour limiter les entrées d’eau. Les pierres les plus endommagées sont remplacées. Les autres sont nettoyées et parfois calfeutrées par ragréage.
La restauration des 59 travées restantes, estimée à 35 millions d’euros HT, s’étalera jusqu’en 2022. Une autre solution, à l’étude, pourrait limiter durablement les infiltrations : celle qui consisterait à rétablir des gradins manquants. Son coût : « Une dizaine de ronds-points », estime Thierry Algrin.

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PHOTO - 655277.BR.jpg - © Dominique Marck/Ville de Nîmes
Fiche technique

Maître d’ouvrage : Ville de Nîmes. Maître d’œuvre : Thierry Algrin. Entreprises : Sele Nîmes, Socra, Eurofins-Lem.

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