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Un port paysage à la confluence de la Seine et de l’Oise
La plaine d'Achères. Le Port Seine-Métropole alimentera l'agglomération parisienne en granulats. - © © Christian Souffront, communauté d'agglomération de Cergy Pontoise

Un port paysage à la confluence de la Seine et de l’Oise

Laurent miguet |  le 05/09/2014  |  ArchitectureFormation BTPTransportsOiseHauts-de-Seine

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Elaboré avec l’architecte urbaniste Antoine Grumbach, le plus grand projet jamais engagé par le port autonome de Paris, à la confluence de la Seine et de l’Oise, entrera en phase de débat public à la mi-septembre.

« D’abord fabriquer un paysage, puis mettre un port dedans » : pour la première fois, le port autonome de Paris se prépare à appliquer à grande échelle cette recette ainsi énoncée par son directeur général Alexis Rouque. Héritier d’infrastructures construites sans volonté d’intégration urbaine ou paysagère, l’établissement public d’Etat lance l’aménagement de la plaine d’Achères (Yvelines) en tournant le dos au contre-modèle de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : « Il n’est plus question de réaliser une plate-forme multimodale en commençant par bétonner 400 ha », insiste Alexis Rouque, déterminé à réconcilier le public avec des infrastructures mal aimées et mal connues.

Continuité

Partagée entre les communes d’Achères, Conflans-Sainte-Honorine et Andrésy, la centaine d’hectares soumise au débat public à partir du 17 septembre offre un terrain idéal pour relever ce défi : son utilisation passée comme zone d’épandage d’eaux usées a entraîné une rupture entre la Seine et la forêt de Saint-Germain en Laye. Conformément aux études préalables menées par Antoine Grumbach, le projet portuaire rétablira une continuité paysagère et écologique entre ces deux ensembles, ainsi que des percées visuelles vers le coteau de Hautil, sur l’autre rive de la Seine.

L’ambition paysagère s’appuie sur des enjeux économiques majeurs : l’aménagement évalué à 100 millions d’euros entraînera 25 millions de m3 de déblais et servira à exploiter un gisement de 35 à 45 millions de tonnes de granulats. Entre 2020 et 2035, les travaux coïncideront avec ceux des infrastructures de la société du Grand Paris. Le monde du BTP trouvera l’occasion d’appliquer à une échelle sans précédent la charte « Sable en Seine » qui, depuis le début des années 2000, le lie au port de Paris autour d’objectifs écologiques et urbains.

Horizon maritime

Au-delà de l’Ile-de-France, Antoine Grumbach et le port autonome voient dans ce projet le déclencheur d’une stratégie territoriale à l’échelle du bassin de la Seine, de Paris au Havre en passant par Rouen. « Cette vision se matérialise au sein du groupement d’intérêt économique Haropa, qui réunit les trois ports dans un système unique », précise Alexis Rouque.

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