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Un pont hissé haut dans le ciel bordelais
Pont Bacalan-Bastide : la travée centrale - © © CUB/Grand Angle Corporate photo : Richard Nourry/Vinci

Un pont hissé haut dans le ciel bordelais

Olivier Baumann |  le 14/03/2013  |  TechniqueBâtimentGirondeEtatOuvrage d'art

Samedi 16 mars, la Communauté urbaine de Bordeaux inaugure le pont Jacques-Chaban-Delmas. Ses quatre pylônes, désormais bien ancrés dans le paysage de la ville, sont capables de hisser le tablier géant de 2 500 tonnes à plus de 50 mètres au-dessus de la Garonne. Retour sur un projet et un chantier hors normes.

Une irrésistible attraction. Le pont Jacques-Chaban-Delmas n’était pas encore en service que les Bordelais l’avaient déjà adopté. C’est en tout cas l’im­pression qui est ressortie de la journée du 1er janvier dernier, au cours de laquelle plus de 38 000 personnes ont parcouru à pied le pont levant de Bordeaux, nouveau lien entre le quartier de Bacalan sur la rive gauche de la Garonne et celui de Bastide, rive droite, en pleine reconquête urbaine.

Il faut dire que l’ouvrage d’art, fruit d’un vrai travail collectif – le groupement de concep­tion-construction réunissait entreprises (GTM, Vinci), ingénieristes (Egis JMI, Michel Virlogeux) et architectes (Charles & Thomas Lavigne) – et de longue haleine, est en tous points excep­tionnel. Par ses dimensions d’abord. Selon Jean-Marc Tanis, directeur général d’Egis Structure et Environnement-JMI, il se classe parmi les dix plus grands ponts levants du monde : en position haute, sa travée centrale de 117 m de longueur et 45 m de largeur dégage un tirant d’air de 53 m, suffisant pour laisser passer les hauts voiliers et les paque­bots en provenance de la Gironde.

Ce pont se distingue ensuite par son esthé­tique. Les quatre pylônes de béton armé de 77 m de hauteur habillés de leur verrière toute hauteur, et le tablier au profil aéro­dynamique « forment une construction urbaine hybride entre un ouvrage d’art et un bâtiment », suggère Thomas Lavigne.

Précision d'orfèvre

Exceptionnel, le pont l’est aussi par sa tech­nicité. « Pour minimiser les risques, seuls des principes éprouvés pour la poulie, les câbles et les contrepoids ont été exploités », analyse Jean-Marc Tanis. La travée mobile monte et descend ainsi, comme un gigan­tesque ascenseur. Elle se distingue par une prépondérance – différence entre le poids de la travée mobile et celui des contrepoids – de seulement 80 tonnes, ce qui a permis d’ins­taller des systèmes électromécaniques peu encombrants et économes en énergie.

Quant au chantier, hors normes lui aussi, démarré fin 2009, il aura exploité ingénieusement les caractéris­tiques du fleuve (flottabilité et marnage) et révélé quelques morceaux de bravoure.

Retrouvez l’intégralité du dossier concernant le pont Jacques-Chaban-Delmas à Bordeaux (informations techniques, infographies, interviews des acteurs…) dans Le Moniteur du 15 mars N°5703

Visite de chantier en juillet 2011

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