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Un petit marché où la France ne brille pas

Dossier réalisé par Gilles Rambaud |  le 25/04/2014  |  Produits et matérielsMatériel de chantierInternationalEuropeFrance entière

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Avec une vingtaine de machines vendues chaque année, la France n’est pas la terre de prédilection des grues sur chenilles, contrairement au Benelux.

Dix machines les petites années, une trentaine dans les périodes fastes : la grue sur chenilles n’est pas le matériel préféré des entrepreneurs français, pour qui le levage est d’abord l’affaire de la grue à tour, épaulée au besoin par une grue télescopique. En France, la grue sur chenilles reste avant tout un matériel de génie civil, utilisé pour les travaux de fondation et la fabrication d’ouvrages d’art. Il en va autrement dans d’autres pays. Au Benelux, par exemple, patrie du néerlandais Mammoet et du belge Sarens, la grue sur chenilles est l’équipement de base d’un chantier de construction. Même prédilection aux États-Unis et, dans une moindre mesure, au Royaume-Uni. Mais, même en cumulant les ventes mondiales, estimées à 1 500 unités par an, les grues sur chenilles restent un marché de niche. D’autant que, bien entretenues, elles peuvent rester opérationnelles pendant au moins vingt ans. Ces faibles volumes de production expliquent en partie leur coût d’achat particulièrement élevé. Un modèle de milieu de gamme, de la classe des 300 t, coûte 2 millions d’euros. Quant aux géantes, leur prix est à la mesure de leurs capacités de levage : titanesque ! La cartographie des fabricants de grues sur chenilles suit à peu près celle de toute l’industrie des engins de chantier. Les allemands et les américains y trustent les premières places, suivis, bien sûr, par les japonais. Les chinois font une percée remarquée dans le secteur, avec des marques comme Zoomlion ou XCMG, portées par leur marché intérieur. Ces entreprises d’État tentent une percée en Occident en proposant des matériels à prix attractif. Mais, en matière de levage plus qu’ailleurs, la panne est interdite. Il faut des machines d’une qualité irréprochable, suivies par des techniciens compétents et réactifs, disposant de pièces détachées. Cette exigence d’un service après-vente de très haut niveau complique l’arrivée de nouveaux acteurs, d’autant que, sur ce point, il n’est pas question de pratiquer le dumping social.

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PHOTO - MONMAT5761p10a.jpg - © Source : Le Moniteur
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Les 5 principaux acteurs en france

Liebherr mobile cranes

CA 2013 : 2,76 milliards €

Effectifs :
4 500


La division grues mobiles de Liebherr pèse pour 30 % dans le chiffre d’affaires total du groupe. Les grues sur chenilles sont fabriquées sur deux sites : Ehingen, en Allemagne, la plus grande usine de grues au monde où sont également assemblées les automotrices rapides ; et Nenzing en Autriche qui fabrique les pelles à câbles, les draglines et les grues maritimes. Les effectifs indiqués sont ceux de ces deux usines.

Manitowoc Cranes

CA 2013 : 1,82 milliard €
Effectifs : NC

Le groupe américain Manitowoc s’articule autour de deux activités de taille à peu près équivalente : la fabrication de grues et celle d’équipements pour cantines et cuisines professionnelles. Les grues comptent trois marques : Potain pour les grues à tour, Grove pour les automotrices rapides et Manitowoc pour les grues sur chenilles. Ces dernières sont assez peu représentées en Europe.

Terex Cranes

CA 2013 : 1,4 milliard €
Effectifs : NC

Le groupe Terex s’est constitué par acquisitions successives. Deux étapes sont importantes dans le domaine des grues : d’abord, le rachat du français PPM en 1995, puis de l’allemand Demag en 2002. C’est là, à Zweibrüken, que sont fabriquées les grues sur chenilles, essentiellement de gros modèles pour levage lourd. Terex fabrique également de plus petites machines en Chine, qu’il n’exporte pas en Europe.

Sennebogen

CA 2013 : 350 millions €
Effectif : 1 000

L’allemand Sennebogen fabrique des grues sur chenilles à flèche treillis, des draglines, mais surtout des pelles de manutention pour l’industrie et le portuaire. Pour ses grues, l’entreprise familiale est un acteur mineur à l’échelle mondiale, mais elle est bien représentée en France grâce à son importateur Sygmat. Ce dernier vient d’ailleurs d’être racheté par le groupe Vincent, qui représente déjà les grues auxiliaires Palfinger.

Kobelco cranes

CA 2013 : 376 millions €
Effectifs : 734

Le japonais Kobelco fabrique des grues depuis plus de soixante ans. Il appartient à un consortium actif dans plusieurs domaines liés à l’acier. Ses modèles sont vendus en Europe par une filiale de distribution basée en Grande-Bretagne, mais également par Manitowoc. En effet, certains modèles du japonais sont commercialisés aux couleurs et par le réseau de l’américain partout dans le monde. À l’inverse, Kobelco vend au Japon les grues mobiles Grove.

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