Chantiers

Un nouvel écrin pour l’Orchestre national de Lille

Mots clés : Architecte - Etat et collectivités locales - Maîtrise d'ouvrage - Manifestations culturelles - Métier de la construction - Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

Le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais a rénové l’auditorium du « Nouveau siècle » qui accueille le fameux orchestre de Jean-Claude Casadesus à Lille. Une rénovation d’ampleur menée par l’architecte Pierre-Louis Carlier avec en AMO l’acousticien allemand Eckhard Kahle.

« Les musiciens n’aurons plus le droit de ne plus jouer ensemble au prétexte qu’ils ne s’entendent pas ! », s’amuse Jean-Claude Casadesus, directeur de l’Orchestre national de Lille (ONL), en réceptionnant son nouvel auditorium.

La restructuration en profondeur de cette salle du « Nouveau Siècle », nom du complexe qui accueille l’ONL au cœur du Vieux Lille, offre au chef d’orchestre une salle de 1700 sièges à l’acoustique quasi parfaite. « C’était l’enjeu du projet, raconte l’architecte Pierre-Louis Carlier. Les rénovations précédentes de cette salle construite en 1973 ne permettaient pas d’améliorer l’acoustique. Il fallait travailler en profondeur, sur l’espace ». C’est Jean-Claude Casadesus qui donne une première clé en estimant que le meilleur volume pour le son est celui de la boîte à chaussures. « Mais la structure offrait plutôt l’image d’une coquille Saint-Jacques ! », explique l’architecte. La construction de nouvelles parois permet ainsi de reconstituer un parallélépipède, sans recoins, propice à la propagation du son.

 

 

 

Surélévation du plafond

 

Pour éviter de réduire trop drastiquement le nombre de sièges et offrir du volume aux symphonies, il fallait surélever le plafond. Avec une limite de taille, celle d’un dôme de béton qui vient recouvrir la salle semi-enterrée. « Nous avions deux à trois mètres de marge que nous avons totalement utilisés », précise l’architecte.

Pour l’acousticien Yann Jurkiewicz du cabinet belge KahleAcoustics (AMO sur le projet), c’est aussi l’occasion d’y placer d’imposants caissons de plâtre de cinq centimètres d’épaisseurs, dont la fonction est d’offrir un retour aux musiciens. « Le bois est un bon matériau pour l’acoustique, mais ce n’est pas le seul, précise-t-il. Nous pouvons travailler très bien avec du plâtre ou même du béton brut ». Il utilise tout de même du chêne en plancher et du bouleau canadien en périphérie. La scène est réalisée en pin d’Oregon, un bois tendre pour y planter les violoncelles qui peuvent ainsi y résonner en toute quiétude.

Pour 11 millions d’euros HT de travaux, Jean-Claude Casadesus dispose ainsi d’un écrin à la mesure de son orchestre. Passé par les plus belles salles du monde, il note la sienne 16/20 et promet aux compagnons de Scarna (gros œuvre charpente), Cavata (plâtrerie), Descamps (menuiserie) ou des Parqueteries de la Lys un concert privé !

 

 

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