Transport et infrastructures

Un nouveau recours contre le contournement de Strasbourg

Mots clés : Entreprise du BTP

L’association Alsace Nature poursuit son opposition au projet autoroutier de Vinci. Elle attaque en justice de la prolongation de la DUP, a-t-elle annoncé vendredi 9 février.

Ce n’est pas une surprise. Fer de lance de la contestation du contournement ouest de Strasbourg (COS), sur le terrain et plus encore devant la justice, Alsace Nature a annoncé vendredi 9 février le dépôt prochain d’un recours devant le Conseil d’Etat, contre le plus récent acte dans la procédure, la prorogation de la déclaration d’utilité publique (DUP) datée du 23 janvier dernier. Prise pour huit ans, la décision du gouvernement n’est elle-même pas étonnante, dans le contexte d’un chantier pas encore démarré à l’expiration de la DUP de 2008. L’association de protection de l’environnement l’attaque selon le raisonnement que « le projet a changé par rapport à celui d’il y a dix ans, dans son contenu, son impact et ses coûts ». Les 24 kilomètres programmés à l’ouest de Strasbourg, dont 22 km à péage, représentent un investissement de 550 millions d’euros.

 

D’autres recours en attente

 

Alsace Nature a été l’origine de plusieurs recours ces dernières années. Deux sont en attente de jugement : contre le contrat de concession de Vinci, auprès de la Cour administrative d’appel de Nancy après son rejet l’an dernier par le tribunal administratif (TA) de Strasbourg, et contre l’arrêté préfectoral qui a autorisé les travaux préparatoires (jugement au fond attendu au TA de Strasbourg après le rejet en référé).

Outre la prorogation de la DUP, l’Etat avait annoncé le 23 janvier qu’il délivrerait au projet son autorisation environnementale, en dépit d’un avis défavorable du Conseil national de protection de la nature (CNPN). C’est un autre élément sur lequel Alsace Nature s’appuie pour son recours, en pointant « un Etat qui ne respecte pas ses propres procédures », estime le directeur de l’association Stéphane Giraud.

Vendredi 2 février, le préfet du Grand Est, Jean-Luc Marx, a indiqué devant la presse une probable mise à l’enquête publique « au début du printemps ».  Le représentant de l’Etat prend bien sûr soin de rappeler que l’enquête jouera pleinement son rôle, que les dés ne sont pas jetés et que la plus vigilance sera de mise sur l’impact environnemental. Mais le processus semble mener tout droit au démarrage de chantier cet été que vise le groupe Vinci.

 

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