En direct

Un nouveau centre de maintenance pour le tramway niçois
Les façades du futur dépôt et centre de maintenance de la ligne 2 du tramway de la Métropole Nice Côte d’Azur sont revêtues d’un habillage en claustra de bois lamellé collé, une enveloppe qui semble flotter au-dessus des planchers du premier niveau. - © © Agence Brochet-Lajus-Pueyo

Un nouveau centre de maintenance pour le tramway niçois

Rémy Mario (Bureau de Marseille du Moniteur) |  le 11/02/2015  |  Alpes-MaritimesInfrastructuresBâtimentTransports mécaniques

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Transports
Alpes-Maritimes
Infrastructures
Bâtiment
Transports mécaniques
Valider

A l’opposé du projet imaginé par Marc Barani (Equerre d’Argent 2008) pour la ligne 1, un équipement semi-enfoui dans un délaissé urbain au nord de la ville, le deuxième centre de maintenance du tramway dans la plaine du Var se veut un bâtiment signal qui complète les grands équipements sportifs et de spectacles installés sur ce site.

Alors que les travaux du puits d’entrée du tunnelier se poursuivent à l’est de la ville pour pouvoir accueillir celui-ci fin 2015, la Métropole Nice Côte d’Azur a choisi son projet architectural pour le futur dépôt et centre de maintenance de la ligne 2 du tramway, dans la plaine du var. Quarante-quatre équipes avaient répondu au concours lancé l’été dernier et après la sélection de quatre groupements qui ont finalisé un projet, le jury vient de retenir l’équipe Brochet-Lajus-Pueyo (mandataire) avec le cabinet niçois In Situ, le bureau d’étude Ingérop Méditerranée et l’agence d’urbanistes- paysagistes LS2.

Parc relais en superstructure

Ce cabinet bordelais, qui a à son actif les aménagements urbains des quatre lignes de tramway de Bordeaux (48 km au total), le centre de maintenance de la Jallère pour la ligne C du tramway de Bordeaux ou encore le musée Fabre à Montpellier et le musée de l’Orangeraie à Paris, a pris le parti de créer une nouvelle pièce urbaine, en bordure de la plaine des sports dans la basse vallée du Var. Relié par un grand parvis au terminus du Cadam, il comporte en superstructure un parc relais de 500 places et les locaux d’exploitation du tramway qui s’enroulent autour d’un patio central et surplombent le passage des voies. Les façades sont revêtues d’un habillage en claustra de bois lamellé collé, une enveloppe qui semble flotter au-dessus des planchers du premier niveau. Cet équipement s’inscrit en vis-à-vis du stade Charles Erhmann, de sa halle sportive et de la grande salle de spectacles Nikaïa.

Façade inox et parois vitrées

Fractionné par la présence de la halle sportive, l’équipement est prolongé au nord par l’atelier d’entretien et un espace de remisage des rames qui pourra accueillir à terme jusqu’à 50 rames de tramway. Un volume rectangulaire, moins visible, dont la toiture végétalisée ondulante (grâce à des poutres courbes en bois lamellé collé) est en dialogue direct avec les équipements sportifs du site. Son alternance de façades pleines en inox et de grandes parois vitrées lui permet de mettre en valeur l’activité industrielle liée au tramway et il sera vu par les automobilistes depuis l’autoroute.

Cet équipement va nécessiter pour sa réalisation un investissement travaux de 25 millions d’euros HT. Le planning prévoit, après la phase études, un dépôt du permis de construire en septembre 2015 et un démarrage des travaux en avril 2016. La première rame de tramway devrait être accueillie à l’été 2017 et la mise en service complète du site est prévue en 2018.

La Métropole emprunte 500 millions d’euros pour financer son tramway

Après un prêt à long de terme de 250 millions d’euros signé auprès de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en novembre dernier (le plus important financement apporté dans la région Paca en 2014 par la BEI à une collectivité à un taux de 1,99%), la Métropole Nice Côte d’Azur, maître d’ouvrage du tramway, a souscrit le 9 février un nouveau prêt de 250 millions d’euros sur 30 ans auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il s’agit du premier prêt «croissance verte» mis en place en Paca par la CDC. Il entre dans le cadre de l’enveloppe de 5 milliards d’euros mis à disposition pour le financement des projets publics liés à la transition écologique et énergétique. Son taux est de 1,75%. Malgré la crise et la baisse des dotations de l’Etat (la Métropole les chiffre à 83 millions sur la période 2013-2017), celle-ci a décidé de ne pas remettre en cause son projet de ligne 2 de tramway. Son coût actualisé est de 721 millions d’euros HT et la Métropole a choisi de recourir largement à l’emprunt et à ses conditions actuellement favorables pour le financer. Outre les 500 millions de prêts et le financement direct de la Métropole, les cofinancements de la ligne 2 du tramway proviennent de la ville de Nice (50 millions), du conseil général (50 millions), de l’Etat (52,8 millions), de l’Europe (3 millions), de la Société des Aéroports de la Côte d’Azur (11 à 12 millions). Pour la région, la Métropole table sur une subvention de 35 millions d’euros.

Commentaires

Un nouveau centre de maintenance pour le tramway niçois

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Code commenté de la commande publique

Code commenté de la commande publique

Date de parution : 09/2019

Voir

Histoire de l’architecture agricole

Histoire de l’architecture agricole

Date de parution : 07/2019

Voir

Maisons individuelles passives

Maisons individuelles passives

Date de parution : 07/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur