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Un « Monsieur emploi » pour les TP au ministère du Travail

DOMINIQUE LE ROUX |  le 17/01/1997  |  HygièneTemps de travailImmobilierTravail

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Déçue, la FNTP ne l'est qu'à moitié à propos de la réponse de Jacques Barrot à la demande de 30 000 FNE (10 000 TP, 20 000 bâtiment). « L'important, précise Jean-Claude Douvry, coprésident de la commission sociale de la fédération et par ailleurs P-DG de l'entreprise Sade, est que les entreprises qui sont confrontées à des difficultés puissent opérer leurs restructurations. De ce point de vue, la circulaire du ministre nous satisfait. » Seul regret, que les pouvoirs publics aient attendu six mois pour faire connaître leur réponse. « L'essentiel, complète Philippe Levaux, est que l'administration étudie rapidement les plans sociaux déposés par nos entreprises. Le ministre du Travail s'y est engagé. Si des difficultés surgissent dans la mise en oeuvre, il désignera un Monsieur emploi TP nous a-t-il promis. » (En l'occurrence un conseiller technique du ministre sur l'emploi).

Concernant les dispositifs de cessation anticipée d'activité, « la profession des travaux publics, par l'accord signé le 16 décembre 1996, a fait un effort pour le personnel de 60 ans et plus, rappelle Jean Claude Douvry. Pour les salariés de 57 ans et plus, nous ne pouvons pas nous substituer au budget de l'Etat », et la FNTP n'envisage pas de négociations à court terme avec les syndicats pour faciliter le départ anticipé de ces salariés. Pas de système de préretraite TP donc en vue. La fédération se félicite en revanche de la reconduction de l'Arpe (1) permettant en 1997 le départ, contre embauche, des salariés nés en 1939 (2) et comptant 160 trimestres d'assurance vieillesse. La FNTP est favorable à l'ouverture de négociations pour prolonger l'accord de branche signé le 12 février 1996 (3) visant à améliorer la protection sociale des salariés du secteur qui entrent dans ce dispositif.

Un dernier dossier reste en suspens : l'aménagement du temps de travail. Interrompues depuis l'été dernier, les négociations de branche devraient reprendre a souligné la FNTP, sans apporter de plus amples précisions. A propos de la loi de Robien, Philippe Levaux estime que « le volet défensif de la loi peut, dans un secteur comme les TP, qui dépend à 70 % de la commande publique, répondre aux attentes des entreprises qui connaissent des difficultés. Je considère en revanche, précise-t-il, le volet offensif de la loi comme un outil dangereux ».

(1) Allocation de remplacement pour l'emploi, dit aussi accord de « préretraite contre embauche » du 6 septembre 1995. (2) Départ dès le 1er janvier 1997 pour les salariés nés au cours du premier semestre 1939, dès le 1er juillet pour ceux nés au cours du second semestre. (3) Voir « Le Moniteur » du 23 février 1996 et l'accord publié dans les cahiers détachables du 15 mars 1996.

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