Un Mipim « eurocentré »
Il flotte sur le Mipim 2014 un parfum moins « bling bling » qu’a l’accoutumée. L’Europe, en particulier celle de l’Ouest, est de retour. - © © Hugues Boulet

Un Mipim « eurocentré »

Hugues Boulet |  le 13/03/2014  |  MipimEuropeParisAlpes-Maritimes

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Le salon international de l’immobilier de Cannes, qui prend fin le 14 mars, a vu le retour en force des marchés traditionnels comme le Royaume-Uni, l’Italie ou la Belgique, tandis que les pays du Golfe persique et d’Asie se font plus discrets.

Le soleil brille, les lunettes du même nom aussi, le ciel est d’un bleu immaculé et la chaleur au rendez-vous. A première vue, la 25ème édition du Mipim est semblable à toutes celles qui l’ont précédée. Pourtant, il flotte dans l’air cannois un parfum « bling bling » un peu moins fort qu’a l’accoutumée. La raison en est simple : l’Europe, en particulier celle de l’Ouest, est de retour.

Le pavillon londonien fait recette

Le changement est palpable dès l’arrivée au Palais des festivals. Au-dessus des célèbres marches, là où s’affichait en général un immense panneau vantant les mérites d’un projet grandiloquent d’un Emirat ou d’une région russe, s’étend une élégante affiche mettant en avant les mérites d’Oslo. Plus loin, c’est la Belgique, l’un des pays à l’honneur de l’édition 2014, qui occupe toute une aile du Palais.

Au bord de la mer, le pavillon londonien ne désemplit pas et l’optimisme est de rigueur avec des projets ambitieux comme Nine Elms ou Battersea Power Station. Le débat qui s’y déroule, « The next wave of residential investors », confirme cette impression. « Il existe un fantastique développement à Londres en ce moment, la ville est en train de changer », estime ainsi Bruce Richie, le président de l’investisseur Residential land.

A côté, Paris et sa Région, qui occupent la plus grande tente en bord de mer, semblent vouloir imiter le voisin et concurrent londonien. « Un énorme travail a déjà été accompli. Un travail considérable nous attend maintenant. Nous nous rapprochons de l’opérationnel », estime ainsi Philippe Yvin, le président du directoire de la Société du Grand Paris pour sa première prise de parole depuis son entrée en fonction, voilà quinze jours.

A l’intérieur du Palais, les villes allemandes – Munich et Düsseldorf en tête – occupent toujours les plus belles terrasses, mais on est aussi surpris de revoir en bonne place des pays un peu perdus de vue ces dernières années comme l’Italie, et notamment la Toscane qui s’est payé un balcon sur la Méditerranée. La région transalpine présente tout un ensemble de projets de constructions neuves, mais aussi de rénovations de ses bâtiments historiques, notamment de ses palais. « Cette année, nous avons plus de rendez-vous, plus de monde que l’année dernière. Nous savons que l’Italie ne fait pas partie des pays prioritaires pour les investisseurs, mais nous sentons de nouveau un léger intérêt et un frémissement », déclare Patrizia Bellofiore, general manager d’Invest In Tuscany. Même optimisme chez les commerciaux d’Idea Fimit, société qui regroupe plusieurs fonds d’investissement dans l’immobilier. Elle présente cette année un projet mix-use de 300 millions d’euros, Ecovillage, près de Rome, qui vise la certification Leed Gold. Même l’Espagne opère un timide retour avec un stand de Barcelone qui a de l’allure, tandis que celui de Madrid, minuscule et relégué au sous-sol, montre que la crise de l’immobilier et du BTP espagnol est encore profonde.

Fréquentation en baisse ?

A l’inverse des pays européens, les pays du Golf persique, d’Asie mineure ou du Sud Est, se font beaucoup plus discrets. Pire, les pavillons de Moscou et des régions de la Fédérations russe, quoique toujours aussi imposants, sont quasiment vides. Il est vrai que les investisseurs étrangers ne se pressent pas actuellement au pays de Vladimir Poutine, refroidis par la situation en Ukraine. Même le Pavillon de la Turquie, pourtant invitée d’honneur, n’attire pas les foules. La représentante de Emlak Konot assure sans convaincre que la foule était au rendez-vous hier.  A sa décharge, il est à noter une fréquentation du Mipim à Cannes visiblement en baisse, conséquence sans doute de l’atonie économique qui continue de toucher l’Europe, mais aussi de la concurrence du Mipim Asia, qui se déroulera les 2 et 3 décembre 2014, et du premier Mipim Japon, qui aura lieu en mai 2015.

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