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Un mémorial de l'internement et de la déportation inauguré à Compiègne
Jean-Jacques Raynaud architecte et scénographe, mandataire du groupement de maîtrise d’oeuvre. - ©

Un mémorial de l'internement et de la déportation inauguré à Compiègne

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 22/02/2008  |  France Architecture

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Un mémorial de l'internement et de la déportation sera inauguré ce week-end à Compiègne (Oise), sur le site du camp de Royallieu où près de 45.000 personnes ont été internées pendant la Seconde Guerre mondiale, sous la gestion des autorités allemandes.
Construite en 1913, la caserne de Royallieu a été transformée en 1941 par la Wehrmacht "en camp de concentration permanent pour éléments ennemis actifs" puis en "camp de détention de police allemand".
Jusqu'en août 1944 y transitera une population très hétéroclite, en majorité des politiques et des résistants, pour beaucoup communistes, qui venaient de prisons de toute la France, mais aussi des Juifs et étrangers (Russes, Américains... arrêtés dans l'Hexagone).

Les internés n'y resteront pour la plupart pas plus d'un mois, avant d'être déportés vers les camps d'extermination. Certains sont désignés comme otages dans le cadre des mesures de représailles prises par les Allemands lors de meurtres d'officiers nazis.
Le dernier convoi transportera 1.246 personnes vers le camp de concentration de Buchenwald, en Allemagne, le 17 août 1944.
Un "mur des noms" restitue leur identité aux internés, dont le mémorial rend compte des conditions de vie.
Dans le jardin ou les couloirs des bâtiments, on peut entendre la voix d'anciens internés qui évoquent leur parcours et la manière dont les Allemands ont créé des camps à l'intérieur pour exclure encore davantage certains d'entre eux.

Le mémorial expose des lettres, dessins et gravures des internés, des photos d'époque, des films. Il évoque aussi les déportations et les sept camps nazis où ont été envoyés les internés de Compiègne, dont 17.400 ne sont pas revenus, morts pendant leur transport ou dans les camps.
Ce projet de mémorial a vu le jour en 1993, après l'annonce d'un plan de restructuration des armées qui se traduisait par le départ du régiment installé dans le camp de Royallieu.
Géré par la ville de Compiègne, maître d'ouvrage, le musée, créé en collaboration avec la Fondation nationale pour la mémoire de la déportation, a bénéficié d'aides de l'Etat, de la région Picardie, du département de l'Oise et de la Fondation du patrimoine.

AFP

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