En direct

Evénement

Un matériel original utilisé pour combler des galeries en région parisienne

MICHEL DESFONTAINES |  le 25/04/2014  |  Gros œuvreCultureMatériel de chantierYvelinesFrance entière

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Gros œuvre
Culture
Matériel de chantier
Yvelines
France entière
Europe
Profession
Architecture
Valider

Spie Fondations a employé une autobétonnière capable de fabriquer elle-même le coulis d’injection.

Pour combler des galeries de carrières de gypse menaçant la stabilité du terrain à Évecquemont (Yvelines), Spie Fondations a fait appel à une drôle de machine : une autobétonnière Fiori. Ce matériel, courant en Italie, est parfois utilisé en France pour alimenter en béton des zones inaccessibles par camions, par exemple pour le coulage des plots de fondation des pylônes de lignes électriques, ou encore pour des chantiers en haute montagne. Alors, pourquoi cette machine s’est-elle imposée sur un chantier en région parisienne ? La problématique était de charger, de transporter, puis de décharger 6 000 m³ de coulis de remplissage. « Pour des raisons de fragilité des sols parcourus de galeries souterraines, nous ne pouvions utiliser ni pelles de 15 t ni semi-remorques pour approcher des forages », précise Richard Lohier, responsable matériels chez Spie Fondations. La Fiori de 2,5 m³ ne pèse que 5,7 t, réparties sur des pneus larges  jantes de 20 pouces , ce qui réduit sa pression au sol. Compacte, légère, elle n’abîme pas le site et n’exige pas de voies d’accès de grande dimension. Enfin, la machine est prévue pour pouvoir passer de la conduite en avant à la marche arrière, très simplement. Il n’y a donc pas de manœuvres de demi-tour à effectuer sur la zone de déchargement. Du même coup, pas d’emprise supplémentaire ni de terrassement pour l’aménagement d’une aire de manœuvre. L’autobétonnière dispose d’une toupie à béton de 2,5 m³ pour le malaxage du produit. Elle est en outre équipée d’un double bras avec godet pour se charger toute seule sans nécessiter l’intervention d’une autre machine. Le matériau sec était livré au bord de la départementale, sur une aire aménagée pour le stockage provisoire, à une distance de 80 m des forages. « L’autobétonnière nous a permis de simplifier la logistique du chantier, insiste Richard Lohier. Avec une telle machine complètement autonome, la livraison du matériau par gros porteur pouvait s’effectuer en vrac. Et le déversement dans les forages se faisait directement par la goulotte. Tout cela nous a donné une grande souplesse dans les livraisons. » C’était la première fois que Spie Fondations recourait à cette solution pour ce type de matériau, un mélange formé de sable, de ciment, de bentonite et d’eau. Pari gagné !

PHOTO - 785796.BR.jpg
PHOTO - 785796.BR.jpg - © olivier baumann

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Construire avec le bois

Construire avec le bois

Date de parution : 12/2019

Voir

Histoire contemporaine des paysages, parcs et jardins

Histoire contemporaine des paysages, parcs et jardins

Date de parution : 11/2019

Voir

Mener une évaluation environnementale

Mener une évaluation environnementale

Date de parution : 11/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur