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Un lycée aux voiles inclinés

JULIE NICOLAS |  le 10/05/2013  |  BâtimentSeine-et-MarneYvelinesEuropeEducation

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Dans le cadre de la restructuration d’un lycée des Yvelines, des voiles en béton inclinés de 10° et 20° ont été réalisés pour former les nouveaux bâtiments. Leur mise en œuvre d’un seul tenant, des fondations à l’acrotère, a nécessité d’anticiper tous les futurs refends ou réservations.

Construit à la fin des années 1960, le lycée Hardouin-Mansart de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines) était constitué à l’origine de deux barres R 2 et R 1. L’ensemble présentait une surface d’environ 10 000 m² pour accueillir 800 élèves. Pour sa rénovation, la région Ile-de-France a choisi le projet de l’architecte Jean-François Laurent. Il consiste à conserver et à rénover l’un des bâtiments existants puis, après démolition de l’autre, à construire de nouveaux locaux qui communiquent avec le premier. L’architecte a en particulier dessiné des voiles en béton clair inclinés vers l’intérieur ou l’extérieur des bâtiments, avec des angles de 10° et 20°.

Lancé en avril 2010, le chantier était prévu pour durer trente-six mois et s’organiser en trois phases correspondant aux édifices à construire. « Or, la présence d’amiante notamment dans les colles des plinthes, les joints d’allèges, les menuiseries extérieures, etc. nous a obligés à revoir entièrement ce phasage », explique aujourd’hui Shadi Alamé, conducteur de travaux principal chez Demathieu Bard. Autre difficulté, le chantier s’est déroulé en site occupé, avec transfert des élèves dans des constructions modulaires et restitutions de locaux au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Défis majeurs de la réalisation, les voiles inclinés ont nécessité de repenser les outils classiques de coffrage pour répondre aux exigences de l’architecte, tout en permettant aux opérateurs de travailler en sécurité à proximité des banches.

Peau coffrante en composite

Demathieu Bard, en charge de ce lot, a adapté des échafaudages avec des consoles permettant le déport des personnes. Ces structures lestées en pieds, facilement déplaçables à la grue en fonction des zones de travail, ont permis de poser les armatures et les mannequins dans les banches en toute sécurité. Les peaux coffrantes en contreplaqué bakélisé ont été remplacées par des peaux recouvertes d’une résine composite. « Celle-ci est plus facile à réparer que les éléments en bois et reste moins sensible à l’humidité du béton, ce qui autorise davantage de réemplois », précise Shadi Alamé.
Enfin, pour le décoffrage des voiles, une cire végétale a été choisie. Les élèves pourront profiter des nouveaux locaux à partir de septembre 2014.

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PHOTO - 719586.BR.jpg - © ATELIER JEAN-FRANCOIS LAURENT ARCHITECTE
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PHOTO - 723100.BR.jpg - © DEMATHIEU BARD
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PHOTO - 719601.BR.jpg - © Stéphane LEVY/DEMATHIEU BARD
Fiche technique

Maître d’ouvrage : région Ile-de-France. Maître d’ouvrage délégué : Semaest. Maître d’œuvre : atelier Jean-François Laurent. Bureau d’études : Incet. Ordonnancement pilotage coordination : SARL Francis Klein. Bureau de contrôle : BTP Consultants. Entreprise générale : Demathieu Bard. Coordonnateur sécurité : Coord’if.

Méthodologie - Coulage d’un seul tenant des fondations à l’acrotère

La principale difficulté du chantier réside dans les voiles inclinés de 10° ou 20° suivant les emplacements. Ces voiles devaient également être en béton clair, bruts de décoffrage et parfaitement calepinés. Pour répondre à cette attente, l’entreprise a choisi de couler chaque voile d’un seul tenant, des fondations à l’acrotère situé au plus haut à 6,50 m. Une gageure qui a nécessité une préparation minutieuse. Les opérations préalables ont consisté à creuser le sol sur 80 cm de profondeur pour réaliser les fondations et les longrines non structurelles. « Ces dernières servent à fixer les étais pendant le séchage en attendant les planchers », précise Laura Pamphile, ingénieur du service méthodes de Demathieu Bard.

La méthodologie pour réaliser les voiles inclinés est toujours la même. La première étape consiste à mettre en place la banche du côté intérieur de l’angle, qui peut aussi être celle de la face vue au final. La banche est ensuite préparée avec les ferraillages et les mannequins en bois sur une épaisseur de 20 cm. Autre point singulier avant le coulage, les angles ont été traités en coupe d’onglet, pour une finition esthétique entre les voiles inclinés et les murs droits. Enfin, tous les voiles ont été coffrés sur six faces. « Le béton autoplaçant par définition se nivelle de façon parfaitement horizontale, or certaines arases étaient en pente. Dans ces voiles, le coulage du béton s’est effectué via une cheminée et à refus », poursuit François Gioria, conducteur de travaux chez Demathieu Bard.

Schéma de mise en place de l’échafaudage de ferraillage

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