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Un laboratoire de recherche conçu pour pouvoir évoluer

Paul Falzon (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 19/02/2015  |  BâtimentFrance entièreArchitectureTechnique

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Le Centre de Biologie Intégrative (CBI) d'Illkirch-Graffenstaden (Alsace) a été conçu pour accueillir des plateformes de recherche temporaires. La modularité des 190 pièces s’est imposée comme un enjeu majeur de conception.

Inauguré fin?janvier par la région Alsace, maître d’ouvrage, le Centre de Biologie Intégrative (CBI) vient s’insérer entre deux bâtiments de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) à Illkirch-Graffenstaden. Plusieurs défis de conception ont marqué le projet mené par l’agence mandataire Celnikier & Grabli Architectes, associée aux bureaux d’études TPFI (TCE), Clima Plus (expertise laboratoires) et Altia pour l’acoustique.

Pour accueillir les microscopes, notamment le Titan Krios qui est l’équipement le plus sensible, l’ensemble du bâtiment est maillé par des feuillards en cuivre soudés aux treillis d’armature du béton, dans les trois dimensions, dont l’espacement varie d’une trame d’environ 50 cm x 50 cm dans les pièces microscopes jusqu’à 2m50 dans les étages les plus éloignés. Le système de CVC très performant assure un important renouvellement d’air selon une vitesse inférieure à 5m/mn afin d’éviter toute vibration, tandis que les microscopes sont posés sur des massifs en béton désolidarisés du bâtiment. Enfin la stabilité de la température des pièces microscopes est inférieure +/-0.5°c sur plusieurs heures. L’ensemble a été réalisé par l’entreprise Demathieu Bard.

Configuré en couronne

Le CBI étant destiné à accueillir des plates-formes de recherche temporaires, l’évolutivité a été un autre enjeu. Le maître d’œuvre a imaginé une organisation en couronne : au cœur du bâtiment, les fonctions supports, en périphérie, les laboratoires et bureaux. « Ce principe constructif répartit les murs porteurs en façade et dans le noyau, permettant ainsi d’envisager une réelle évolutivité pour les quelques 190?pièces principales du programme », souligne l’architecte Pascal Grabli. A l’inverse, les gaines techniques ont été concentrées au cœur du bâtiment, en deux trémies verticales accessibles à chaque niveau. « Ce système permet d’innerver tout le bâtiment depuis le local technique situé en toiture, et facilite les interventions de maintenance ou de réparation », pointe Yann Jugnet, ingénieur fluides au sein du bureau d’études TPFI. L’investissement total approche les?13?millions d’euros, dont 9,7 millions d’euros pour les 4 075?m² utiles du bâtiment.

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