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Un jardin pour filtrer les eaux usées

KARINE GROLLIER |  le 09/07/2004  |  AménagementEnvironnementEspaces vertsYonneFrance entière

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Dépolluer les eaux usées par les plantes devient de plus en plus efficace. Roseau, saule des vanniers, massette à larges feuilles... possèdent des propriétés étonnantes. Inauguré en juin, après trois années d'observation, le jardin filtrant « zéro rejet » d'Escamps (Yonne) apporte une nouvelle preuve des capacités de dépollution par les plantes, une technologie appelée aussi « phytorestauration. »

Installé au coeur du village, ce « filtre végétal » de près d'un hectare (capacité de traitement pour 300 habitants) tient plus du jardin public que d'une station d'épuration : « Nous souhaitions une intégration paysagère forte, en continuité avec la base de loisirs située à la sortie du village. C'est réussi : les enfants jouent autour et on passe des moments en famille à proximité. Notre urbanisation se développera à partir de ce jardin dans les 15 prochaines années », explique Christian Chaton, maire du village.

Conçu par la toute jeune société Phytorestore, ce nouveau type d'espace vert est une solution de traitement des eaux usées peu onéreuse et bien intégrée dans le paysage. Avec un coût de création de 125 000 euros TTC environ et un entretien réduit, il représente une vraie aubaine écologique et financière pour les communes rurales, dont les ressources sont souvent limitées. « Mais il demeure parfaitement adaptable en milieu urbain », souligne Thierry Jacquet, urbaniste de formation et fondateur de Phytorestore, qui réalise actuellement des jardins du même type pour les villes de Honfleur, Caen ou même Shangaï.

Le jardin fonctionne par un système de filtres successifs. Les eaux usées brutes de la commune sont drainées vers le jardin par un réseau séparatif enfoui. Un premier filtre vertical élimine les charges organiques. Un second filtre horizontal débarrasse l'eau des germes, de l'azote et des autres polluants. En fin de processus, une aire d'infiltration et d'évapotranspiration traite les eaux résiduelles.

Les plantes fauchées sont transformées en compost qui servira d'engrais à un jardin pédagogique planté à proximité. In fine, aucun rejet ne sortira du site : « Nous avons commencé à mettre en place cette politique d'assainissement à la fin des années 1990, suite à une demande de la police de l'eau. On peut dire aujourd'hui que le jardin fonctionne admirablement : le ru tout proche accueille des truites et autres salmonidés », constate le maire. Ces nouvelles techniques de dépollution existent aussi pour l'air et les sols.

PHOTO :

YONNE. Installé au coeur du village d'Escamps sur près d'un hectare, ce «filtre végétal» utilise les capacités de dépollution des plantes pour épurer l'eau.

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