Un jardin de la paix en forêt de Compiègne
L'idée d'une forêt accueillante a guidé les trois architectes et paysagistes, pour créer le Troisième train aux abords de la clairière de Rethondes - © Gilles Brusset

Un jardin de la paix en forêt de Compiègne

Laurent Miguet |  le 09/09/2019  |  OiseJardinsmemorial

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Inauguré le 31 juillet dernier dans la clairière de Rethondes, le Troisième train enrichit le réseau des Jardins de la paix des Hauts-de-France. Un trio franco-germano-italien signe l’œuvre artistique et paysagère.

En rupture avec la solennité commémorative, le Troisième train glisse un moment de félicité dans le réseau des jardins de la Paix qui entretiennent la mémoire de la Grande guerre dans les Hauts-de-France. Entre le parking et la clairière de Rethondes, Francesca Liggieri, Gilles Brusset et Marc Blume ont posé une poutre métallique de 70 m de long. Leur geste invite les visiteurs à s’asseoir, voire à s’allonger sous les arbres témoins des deux premiers trains, ceux des armistices de 1918 et 1940.

A l’écart du front

Le site occupe une place singulière : « Le seul Jardin de la paix situé à l’écart de la ligne du front occidental de la Grande guerre », souligne Gilles Brusset. Ce pas de côté a inspiré son idée d’une « forêt urbaine, accueillante, invitante ».
Le fondateur et unique permanent de Paysarchitectures n’a pas cherché longtemps ses partenaires allemand et italienne : l’atelier de Marc Blume et de son associée Francesca Liggieri se trouve dans la même rue que le sien, dans un îlot du quartier parisien de Belleville aux allures de pépinière d’architectes. La fusion entre art et paysage soude la complicité entre Marc Blume et Gilles Brunet, depuis leurs études simultanées à l’école du paysage de Versailles, en 2011.

Synergie franco-allemande

Inspiré par les figures géométriques tracés dans les tranchées par le mycélium sur des longueurs qui peuvent atteindre plusieurs km, Gilles Brunet résume la synergie entre l’élégance latine et la rigueur germanique : « A partir d’un tracé abstrait qui définit un unique point de fuite dans un espace sans orientation, Marc s’est concentré sur chaque détail d’exécution du banc et des plantations ».

Ville et forêt en fusion

Avec ses cinq essences forestières et sa zone aquatique réparties sur 1200 m2 pour un budget de 40 000 euros, le jardin urbain s’épanouit en forêt, au moment où l’aménagement des espaces verts de Compiègne trouve son inspiration dans la zenitude sylvestre. A l’association Arts & Jardins des Hauts-de-France, revient désormais la lourde tâche de préserver dans le temps la tenue du Troisième train.

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