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Un géocomposite draine la LGV SEA

Olivier Baumann |  le 08/11/2013  |  transportEuropeTravaux sans tranchée

Génie civil -

Sur certains tronçons de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, un géocomposite drainant remplace une épaisse couche de grave drainante à la base des remblais. Une première ferroviaire.

Le drainage d’un ouvrage en terre est essentiel à sa pérennité. Il l’est d’autant plus pour un remblai de ligne ferroviaire à grande vitesse, aux très fortes exigences techniques. Classiquement, c’est une couche de 50 cm à 1 m de grave drainante, d’apport extérieur, qui est mise en place à la base du remblai pour évacuer les eaux d’infiltration. Cosea, le groupement de conception-construction piloté par Vinci Construction, en charge de la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique (SEA), a choisi d’innover : un géocomposite drainant de 20 mm d’épaisseur, le Somtube 850 FTF2 D25, fabriqué par l’industriel français Afitex, se substitue à l’épaisse couche de matériaux granulaires « nobles ». Pour garder le profil en long de la voie, cette dernière est remplacée par une épaisseur équivalente de sol traité en place. Le Somtube possède une structure en sandwich : deux géotextiles filtrants enveloppent une nappe drainante et des mini-drains transversaux (deux par mètre, voir médaillon ci-dessous). Si le procédé a, depuis longtemps, fait ses preuves sous la route - il bénéficie depuis avril 2011 d’un avis technique de l’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité -, « il n’avait jusqu’à présent été utilisé en ferroviaire qu’en drainage provisoire sur certains lots des LGV Rhin-Rhône et Est deuxième phase », explique Didier Benamu, directeur général du groupe Afitex.

Economies de ressources naturelles et de transport

Un pas a ici été franchi. Choisi par Cosea et ses partenaires techniques, le procédé a été agréé en usage définitif. En tout, plus de 200 000 m² de Somtube sont mis en place en variante dans deux types de configurations : remblais sur zones compressibles (lots 5 et 8) et remblais à carapaces de hauteur supérieure à 15 m (lots 12 et 13, voir schéma).
Pour le projet, les bénéfices sont de plusieurs ordres. Economiques d’abord. « Bien que la région soit plutôt riche en granulats, l’utilisation du géocomposite nous a permis de diminuer le coût de 20 % par rapport à la solution de base », explique Nadjim Bacar Fadhuli, directeur TOARC (Terrassements, ouvrages d’art, rétablissements de communication) du lot 12 de la LGV pour Cosea. Le gain écologique est important lui aussi : économie de ressources naturelles et de transport. « Un seul camion rempli de rouleaux de Somtube remplace 150 camions de cailloux », assure Didier Benamu.

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