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Un fort renforcé grâce à des passionnés
Le fort d’Ambleteuse, construit au XVIIe siècle par Vauban. - © LECLERCQ OLIVIER / HEMIS.FR

Un fort renforcé grâce à des passionnés

E. L. |  le 12/10/2018  |  Pas-de-CalaisBâtiment

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De 1967 à 2020, 2,5 M€ auront été investis par les Amis du Fort d'Ambleteuse pour restaurer la seule structure de ce type en mer encore debout au nord de Cherbourg. « L'ouvrage datant de 1680 était menacé de disparition. Aujourd'hui, il attire 6 000 visiteurs par an. A ces 2,5 M€, nous estimons qu'une somme équivalente a été fournie en bénévolat valorisé », souligne Jean-Yves Méreau, président de l'association de bénévoles ayant racheté le bâtiment à des particuliers, pour un euro symbolique, en 1967.

Trois campagnes de travaux ont permis de le remettre en état. De 1970 à 1972, l'Etat avait pris en charge la reconstruction du rempart tandis que les bénévoles se chargeaient de la toiture, des fermetures, de l'électricité et des aménagements intérieurs. De 1980 à 1985, le corps de garde et l'écurie sont réparés grâce au financement de l'association des Amis du Fort, du ministère de la Culture, du département, de la Ville et du mécénat du Crédit agricole, un des premiers sur un monument historique dans la région. De 2010 à 2012, la grande toiture, le linteau de la façade sur la Slack (petit fleuve côtier), le chemin de ronde ont été restaurés. La moitié des 126 000 € nécessaires avait été financée par l'Etat, un mécénat du Crédit agricole ou des dons, l'autre moitié a été assumée par l'association.

Dernière phase de travaux lancée. En 2015, une brèche dans le rempart extérieur oblige les bénévoles à se remettre en quête de financement. Une dernière phase de travaux (2018-2020) est programmée. Elle comprend la consolidation du rempart pour 178 000 € (Etat, 58 000 € ; mécénat Total via la Fondation du patrimoine, 50 000 € ; Parc marin, 40 000 € ; association, 30 000 €) mais aussi l'étanchéité de la terrasse sommitale, le remontage du pignon de l'écurie et la réparation du mur de fermeture de la cour pour 300 000 € (recherche de financement en cours).

Réalisée cet été, la réparation du rempart a été particulièrement complexe car elle devait s'effectuer entre deux marées. « Du béton à prise rapide a été injecté par des pompes à haute pression pour se placer dans toutes les anfractuosités, jusqu'au fond de l'enrochement. Ramery TP s'est occupé du chantier », souligne Jean-Yves Méreau, qui explique que l'érosion du rempart s'est accélérée depuis une dizaine d'années, à la suite du recul du trait de côte.

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