Entreprises de BTP

Un entretien avec Jean Rossi, P-DG de Sogea Construction

« Le Moniteur » du 28 janvier publie un entretien avec Sogea Construction, la filiale de Vinci née en 2000 du rapprochement de Sogea, Campenon Bernard et CBC en France métropolitaine.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2004?
Jean Rossi: « 2004 a été une très bonne année pour Sogea. Nous devrions atteindre un chiffre d’affaires de 2,350 milliards d’euros. Elle fait suite à cinq années de progression régulière de notre chiffre d’affaires et de notre résultat. Notre volonté n’était pas de développer à tout prix notre activité. Nous nous sommes fixé des objectifs de marge. Tout en améliorant nos résultats, nous avons développé notre activité de 40% en quatre ans. Nos performances sont homogènes tant au niveau des secteurs d’activité que de la répartition géographique en France. »

Comment expliquez-vous la progression régulière de votre résultat net avant impôt qui semble-t-il dépasse vos propres objectifs?
« C’est un ensemble de choses qui se conjuguent. Il y a notre capacité à savoir gérer les petits et les grands chantiers. Nous avons réalisé plus de 3 500 chantiers au cours de l’année 2004. Chacun de nos 220 centres de profit est une PME proche de ses clients, proche du terrain avec à sa tête un patron responsable et autonome qui bénéficie des moyens et des synergies offertes par le groupe tout entier. Je pense que nous avons trouvé le juste équilibre entre ces notions de présence et d’enracinement local, d’une part et de capacité d’action globale d’autre part. Ensuite, les responsables de nos centres de profit ont développé une culture où le résultat n’est plus tabou, ce qui change considérablement la façon d’aborder les marchés. Enfin, cette progression s’explique par la diversité des affaires que nous traitons. Nous sommes présents dans l’ensemble des métiers du BTP et nous réalisons des marchés importants comme le viaduc de la Sioule, l’hôpital de Toulon, ou la station d’épuration d’Achères mais aussi une myriade de chantiers plus modestes, véritable socle de l’entreprise, qui contribuent également au succès de Sogea Construction ».

Ce résultat aurait-il été possible sans la bonne conjoncture que traverse actuellement le BTP?
« Je n’ai jamais pensé que la conjoncture explique les résultats, bons ou mauvais. La conjoncture, lorsqu’elle est mauvaise, se traduit par un état d’esprit négatif qui conduit les entreprises à baisser leurs prix en cas de baisse d’activité. Or, il me paraît possible de maintenir une culture de résultat dans ces périodes de creux, grâce à la diversité de nos métiers et à notre approche commerciale, axée sur l’écoute de nos clients et la satisfaction de leur besoin, dans une logique de service. »

Suite de l’entretien dans « Le Moniteur » du 28 janvier, p 18.

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