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Un échafaudage mobile pour le ravalement du Palais-Royal à Paris
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Un échafaudage mobile pour le ravalement du Palais-Royal à Paris

MICHEL DESFONTAINES |  le 17/06/2011  |  TechniqueChantiersParis

La partie haute de l’échafaudage, réduite, avance sur des rails, assurant la discrétion du chantier qui se déroule dans le célèbre jardin parisien.

Quelque 53 t de structures métalliques, près de 19 m de haut… C’est pourtant l’échafaudage le plus discret de Paris ! Le bureau d’études de Layher l’a mis au point pour le chantier de restauration des façades du Palais-Royal, à Paris. Dans ce cadre prestigieux, la Banque de France (maître d’ouvrage) voulait éviter de masquer les bâtiments derrière une gigantesque structure. La solution : un échafaudage composé de deux corps, avec une partie fixe au sol (43 x 5,33 x 6,80 m de haut) qui soutient une petite structure mobile de 18 t (12,86 x 4,25 x 12,5 m de haut). La plateforme inférieure est quasiment invisible car elle ne dépasse pas la hauteur des tilleuls du célèbre jardin. Elle porte des rails sur lesquels coulisse la partie haute, qui se déplace au fur et à mesure du chantier. Telle était l’idée audacieuse de Layher, comme le décrit Yves Bonvin, responsable de secteur : « Créer un chemin de roulement avec un échafaudage mobile au-dessus reste une performance inédite. Il a fallu trouver des galets capables de supporter la charge sans induire d’efforts de traction. » Ce sont des roues utilisées pour les ponts roulants de l’industrie qui ont apporté la solution.

Translation en deux jours

Tout la difficulté a été de positionner avec précision l’ensemble des éléments pour répartir correctement les descentes de charges sur l’échafaudage inférieur. En position de travail, l’échafaudage mobile reste bloqué mécaniquement d’une part au niveau des rails, d’autre part au moyen d’ancrages dans les murs. Il prend également appui sur la toiture. Lors de la translation de la partie supérieure, les ancrages sont démontés et les roues déverrouillées. Deux techniciens déplacent alors la structure à l’aide de tire-fort. « Nous ne voulions pas d’un moteur qui coûte cher et risque de se bloquer. Notre solution permet de réaliser la translation en deux jours, désancrage et réancrage inclus, au lieu d’une semaine exigée dans le cahier des charges. Sur la durée du chantier, cela représente une économie de temps et d’argent importante », note Yves Bonvin. Tout l’échafaudage est équipé d’une gouttière qui récupère l’eau de pluie pour la canaliser vers le réseau d’assainissement. Michel Desfontaines

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