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Un corridor fluvial se structure dans le Rhin supérieur
à gauche de Richard Ferrer, chargé du Réseau de transport européen à la Commission européenne, les dirigeants des 9 ports suisses, allemands et français, réunis le 26 novembre à Strasbourg pour coordonner leurs investissements - © © port autonome de Strasbourg

Un corridor fluvial se structure dans le Rhin supérieur

Laurent Miguet (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 27/11/2012  |  Bas-RhinFrance EuropeTerritoire de BelfortInternational

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La coordination des investissements vient en tête des objectifs des dirigeants de neuf ports rhénans, réunis le 26 novembre à Strasbourg pour poser les jalons d’une gouvernance commune

Jusqu’à la fin 2014, le port autonome de Strasbourg (Pas), présidé par Catherine Trautmann, coordonne le comité de pilotage du projet « Ports du Rhin supérieur : un corridor connecté ». Forts d’un trafic cumulé de 50 millions de t en 2011 entre Bâle à Ludwigshaffen, neuf ports suisses, français et allemands bénéficient d’une enveloppe d’études d’1,7 million d’euros, dont la moitié apportés par l’Union européenne au titre des Réseaux de transport européens (RTE).

« Nous comptons sur l’ingénierie trinationale, en cours de désignation, pour refléter la diversité et la complémentarité de nos fonctionnements et de nos projets », indique Hélène Haslé, chargée des liaisons européennes au Pas. « De nombreuses études existent déjà : il ne s’agit pas de les refaire, mais de les remettre à plat pour les utiliser de manière coordonnée, en particulier dans le domaine des conteneurs, des connexions ferroviaires et de la protection des milieux naturels », complète Jean-Louis Jérôme, directeur du Pas.

Colis lourds : une synergie difficile

Plus facile à énoncer qu’à mettre en œuvre, la synergie ne coule pas de source, y compris parmi les trois ports alsaciens, comme le montre la recherche du site le mieux adapté  au  chargement des colis lourds issus des usines de General Electric et Alstom à Belfort, ou Liebherr à Colmar : la logique de proximité flécherait les sites du port de Mulhouse Rhin, qui, avec ses voisins suisse et allemand, envisage de reproduire dans la région bâloise le modèle transfrontalier de l’aéroport de Bâle-Mulhouse ; la disponibilité foncière désignerait la zone sud du port de Colmar, à Ottmarsheim, mais l’aménagement se heurte aux arbres qui ont poussé sur les 220 ha en friche depuis 40 ans ; seule Strasbourg présente l’accessibilité routière compatible avec le transport de ces charges de plus de 500 t. Pour les deux ports du Haut-Rhin, l’échéance proche de la fin des concessions renforce l’urgence des choix.

Après les investissements liés à l’activité logistique, la résolution des conflits entre ports et villes fait partie des problématiques communes à plusieurs membres du comité de pilotage, comme l’illustrent à Strasbourg et Kehl le « schéma des deux rives », confié à Bernard Reichen, ou à Bâle le projet urbain 3Land, qui porte sur un quartier franco-germano-suisse centré sur le Rhin. Dans ces deux cas, un potentiel foncier reste affecté au développement des ports. Karlsruhe présente un profil plus contraint : « Comme à Strasbourg, nous enregistrons une pression pour accueillir des logements au bord de l’eau. Mais nous n’avons aucune réponse à offrir : toutes les emprises industrielles restent utilisées, même les monuments historiques », confie Patricia Erb-Korn, directrice de la logistique et de la maintenance au port de Karlsruhe.

Des connexions ferroviaires à améliorer

Vu de Suisse comme d’Allemagne, les synergies pourraient venir du potentiel foncier de la France. Cette possibilité incitera-t-elle Karlsruhe à promouvoir la zone portuaire de Lauterbourg, où le Pas engage un investissement de 40 millions d’euros dans une plate-forme pour conteneurs à l’extrême nord de l’Alsace? « Aujourd’hui, c’est trop tôt. Mais cette hypothèse pourrait s’inscrire dans la logique d’un cluster logistique international, en cours de développement », tempère Patricia Erb-Korn. L’intégration de Lauterbourg dans les projets de développement de Karlsruhe nécessiterait un renforcement de la connexion ferroviaire, limitée à une seule voie entre les deux sites. Cet exemple illustre l’importance cruciale du chemin de fer, parmi les préoccupations communes aux parties prenantes du corridor fluvial en cours de structuration.

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