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Un chantier qui tutoie les cimes

Hakim Bendaoud |  le 15/11/2013  |  TechniqueBâtimentHaute-Savoie

Déconstruction -

Moins de deux mois auront suffi pour mener à bien la déconstruction de l’ancien refuge du Goûter, à près de 4 000 m d’altitude. Un chantier extrême, rendu encore plus compliqué par la présence d’amiante.

La déconstruction du refuge du Goûter (Haute-Savoie), sur la voie d’accès au Mont-Blanc à près de 4 000 m d’altitude, est le chantier de déconstruction le plus haut d’Europe jamais réalisé. Les six compagnons de l’entreprise Alpes Bourgogne Environnement chargés de cette délicate mission ont dû faire face à des conditions particulièrement difficiles : mal de l’altitude, températures extrêmes, changement soudain des conditions météorologiques…

Un tel chantier ne pouvait se faire qu’à l’aide d’un hélicoptère. « Nous devions optimiser les rotations afin de réduire les coûts, ainsi que les nuisances et les rejets de CO2 », précise le dirigeant de l’entreprise mâconnaise, Pierre Bost. Un groupe électrogène, ainsi que tout le matériel (1,5 t au total) et le personnel ont ainsi été héliportés : 160 rotations au total. L’évacuation des déchets colisés dans des big-bags s’est également faite par les airs, à raison de 550 kg de matériaux en moyenne par rotation.

Plaques de fibres-ciment amiantées

« Nous avions d’abord envisagé d’aménager une plate-forme extérieure et de passer par le toit, refermé chaque soir avec des vérins, poursuit Pierre Bost. Malheureusement, cette solution n’a pas été retenue car, entre-temps, le permis de démolir était devenu caduc. » Finalement, ce seront les conditions météorologiques qui décideront de la méthode à suivre. La déconstruction ne pouvant être réalisée qu’entre mai et septembre/octobre, les compagnons ont d’abord évacué les équipements intérieurs, le temps qu’un nouveau permis de démolir soit délivré, début juillet 2013. Alpes Bourgogne Environnement n’aura ainsi eu que deux mois pour changer ses plans et s’attaquer aux 40 t de matériaux à descendre dans la vallée, parmi lesquels de nombreuses plaques de fibres-ciment amiantées localisées dans la cuisine et les douches de l’ancien refuge. « Pour héliporter ces plaques, nous avons utilisé des big-bags spéciaux, après les avoir au préalable entourés de plusieurs couches de polyane afin d’éviter toute contamination extérieure », précise l’un des compagnons. Sas de décontamination, douche, contrôleur de dépression, combinaisons, aspirateurs étanches, etc. : pour mener à bien cette opération de désamiantage, Alpes Bourgogne Environnement s’est tournée vers Lapro Environnement pour louer un matériel capable de résister aux variations de température qui existent en haute montagne l’été.

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