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Un chantier effectué en un temps record grâce à... la réduction du temps de travail !

SYLVIE JOLIVET |  le 20/07/2001  |  Travaux sans tranchéeTransportsLoiretPuy-de-Dôme

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Diviser pratiquement par deux le délai de réalisation d'une chaussée : tel est le résultat de l'organisation innovante découlant de la mise en oeuvre des 35 heures par la Société d'autoroutes Paris-Rhin-Rhône (SAPRR), la Sacer et la Screg sur la partie sud de l'autoroute A71 (Orléans - Clermont-Ferrand).

Trois semaines ont suffi pour refaire la chaussée de quatre voies sur 15,8 km (dont 3,3 km en zone urbaine), soit 415 000 m2 correspondant à 26 500 t d'enrobés. « Avec une organisation classique, un tel chantier effectué fin mai/début juin - en pleine période de ..ponts'' -, sans heures supplémentaires, aurait duré cinq semaines », affirme Philippe Bouhon, responsable de la viabilité à la direction régionale d'exploitation Centre-Auvergne de la Société d'autoroutes Paris-Rhin-Rhône (SAPRR).

Ce temps record résulte de l'obligation qui a été imposée à la SAPRR Centre-Auvergne depuis 2000 : « Le respect intégral des accords de réduction du temps de travail pour notre personnel et pour celui de nos prestataires », comme le stipule une des clauses des appels à candidatures lancés par ce maître d'ouvrage. « Il s'agit de faire en sorte que l'entreprise ne se mette pas en faute vis-à-vis de la réglementation », explique Philippe Bouhon, ajoutant que peu de ses homologues le suivent sur cette voie.

Deux équipes

La gestion du temps née du respect des « 35 heures » a abouti à la mise en place de deux équipes. Ainsi, au cours de journées commençant à 6 h et finissant à 22 h, les deux entités - 40 personnes environ de chaque entreprise - se sont relayées, avec alternance des postes du matin et du soir. Chacune travaillant de six à huit heures selon les jours. Soit une moyenne quotidienne de sept heures sur cinq jours par semaine.

Selon Philippe Bouhot, l'intégration de la contrainte légale au projet dès sa phase de conception (en octobre) a été un facteur déterminant.

« La SAPRR ayant soumissionné très tôt, nous avons eu les résultats de l'appel d'offres dès février. Ce qui nous a donné trois bons mois pour effectuer le travail d'anticipation, préparer les salariés et présenter cette organisation inédite au comité d'établissement », apprécie Jean-Michel Guelton, chef de l'agence de Clermont-Ferrand de la Sacer, mandataire. De fait, pour faciliter la continuité du chantier, une préparation minutieuse était nécessaire. Sachant qu'en outre, la SAPRR a imposé des règles très strictes afin d'assurer la sécurité des salariés comme des usagers, l'autoroute n'étant pas fermée.

Au bilan, l'opération a entraîné un surcoût « très sensible », estimé à 17 % du montant global (1,95 million d'euros) par Philippe Bouhot. « Mais il y a des avantages non quantifiables. Ainsi, nous avons réduit de deux semaines la gêne occasionnée à nos clients. Ce qui améliore leur qualité de vie, tout comme celle de notre personnel et des salariés de nos fournisseurs. Autant d'éléments qui contribuent à valoriser l'image de la SAPRR. »

PHOTO : PHILIPPE BOUHON, responsable de la viabilité à la direction régionale d'exploitation Centre-Auvergne de la Société d'autoroutes Paris-Rhin-Rhône.

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