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Un broyeur avec électroaimant intégré déferraille sur chantier
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Un broyeur avec électroaimant intégré déferraille sur chantier

Gilles Rambaud |  le 29/03/2013  |  BâtimentMatériel de chantierHauts-de-SeineTechnique

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L’entreprise Doyère vient d’acquérir cet outil japonais qui broie et déferraille en deux mouvements successifs.

«Les Japonais sont très forts en démolition. Nous regardons toujours avec attention ce qu’ils inventent », note Alexandre Doyère, PDG de l’entreprise de démolition Doyère. Il fut l’un des premiers à remarquer le NPK G-21EH, un broyeur à béton avec électroaimant intégré. Il fut aussi le premier à l’acheter. Mais pas par curiosité ni par goût du gadget. Chez Doyère, l’achat d’un matériel résulte d’une réflexion sur les méthodes de déconstruction. C’est le cas ici ! « Les centres de recyclage des déchets de chantier sont d’une exigence draconienne sur la qualité des matériaux qu’on leur confie. Trop de ferrailles dans le béton, et ils refusent le camion », constate Alexandre Doyère. Il faut donc trier le plus proprement possible sur le chantier. À Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), par exemple, Doyère participe à une grosse opération de démolition-reconstruction menée par Bouygues Construction, baptisée « Silvergreen ». Le bâtiment à abattre compte sept étages et représente 18 000 t de gravats. Comme c’est souvent le cas en centre-ville, la place est restreinte, et les délais sont très courts. « Pour aller plus vite, nous avons choisi d’abattre à l’aide d’une cisaille. C’est rapide et cela provoque peu de poussière. Mais la cisaille détache de gros blocs qu’il faut réduire avant évacuation », explique Alexandre Doyère. C’est le travail du broyeur qui pulvérise le béton et met la ferraille à nu. D’habitude, c’est une autre pelle équipée d’un électroaimant qui sépare les deux matériaux. Mais ce deuxième engin prend de la place. D’où l’intérêt d’un outil « 2 en 1 ». Le NPK G-21EH est installé sur un porteur dédié : une petite pelle Hyundai de 20 t à châssis étroit. « Cela suffit. » L’électricité nécessaire à l’électroaimant est produite par une génératrice installée sur la tourelle et entraînée par le circuit hydraulique. Broyage et déferraillage se font en deux mouvements successifs. « Cela prend plus de temps qu’un broyage simple. Mais le résultat est très satisfaisant. On obtient des gravats 0-150, déferraillés à 95 %. Cet atelier s’autofinance à partir de 4 t de ferraille par jour. » Ce calcul prend en compte le prix de la revente du métal mais également les surcoûts liés au refus d’un camion à l’entrée du centre de traitement. « Quand le chauffeur appelle en demandant quoi faire, on est mal… » Cela n’arrive plus à Doyère.

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