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Un blondin glisse dans le ciel de Biarritz
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Un blondin glisse dans le ciel de Biarritz

Olivier Baumann |  le 14/02/2014  |  IngénierieOuvrage d'artPyrénées-AtlantiquesRhôneBâtiment

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Le chantier de réhabilitation de la digue de Gamaritz, à Biarritz, est approvisionné par un téléphérique de chantier.

Les contraintes techniques du chantier de confortement de la digue de Gamaritz, à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), sont doublées d’importantes difficultés logistiques liées à un relief très escarpé [voir Le Moniteur n° 5742 du 13 décembre 2013, p. 58]. Initialement, le cahier des charges prévoyait une solution de réparation avec accès à la digue par la mer. En variante, l’entreprise titulaire, GTS (groupe NGE), a proposé une solution logistique innovante, « qui générait 15 à 20 % d’économie pour le maître d’ouvrage », assure Laurent Viguier, chef du secteur Midi-Pyrénées de GTS. Soit une solution d’accès terrestre inspirée des travaux en montagne, terrain de jeu d’origine de l’entreprise dont le siège est à Lyon. Elle a imaginé un circuit de transport des matériaux et matériels qui emprunte la voie des airs, et dont l’organe stratégique est constitué d’un téléphérique de chantier, ou blondin. Celui-ci convoie, sur une longueur de 240 m, matériaux et matériels légers jusqu’au pied d’une grue à tour. Le câble porteur, d’un diamètre de 34 mm, en acier, fourni par Gantner, spécialiste autrichien des téléphériques, chemine sur trois pylônes métalliques haubanés de 15 à 20 m de haut, pour un dénivelé total de seulement 20 m. Le chariot de levage, fourni par l’italien Seik, dispose d’un moteur thermique qui lui permet d’actionner son treuil de levage et de soulever jusqu’à 6 t de charges (3 t sans palonnier). Le chariot de levage se déplace le long du câble porteur par l’intermédiaire d’un câble tracteur. Celui-ci, formant une boucle fermée, est actionné depuis le sol par un treuil également fourni par Gantner ; attelé à un groupe hydraulique, il dispose de son propre moteur thermique (un Cummins 6 cylindres) qui permet d’atteindre une vitesse de translation de 7 m/s. « Mais, sur le chantier de Biarritz, la distance à parcourir étant courte, nous nous sommes limités à 1 m/s, ce qui offre l’avantage supplémentaire de réduire les efforts de freinage au passage du pylône intermédiaire », commente Stéphane Arné, responsable d’exploitation chez GTS. Malgré tout, le treuil est équipé de deux systèmes de freinage : un frein à disque, qui agit sur la transmission, et un frein d’urgence, qui agit directement sur le tambour. Le parcours et les vitesses de translation du chariot sont programmés à l’avance grâce à un automate intégré au treuil.

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