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Un bâtiment pour relier deux aérogares

JULIE NICOLAS |  le 24/06/2011  |  Seine-et-Marne

Un nouveau bâtiment regroupe sur trois niveaux les quatre fonctions clés de l’aéroport : le contrôle-sûreté, les salles d’embarquement, les zones de transit et les salons privés des compagnies aériennes.

Un bâtiment de liaison en construction vient s’intercaler entre les terminaux 2C et 2A de l’aéroport Charles-de-Gaulle. L’objectif est de maximiser l’espace utile malgré un environnement très contraint. Sur la hauteur tout d’abord, limitée à 18 m pour que les contrôleurs aériens disposent toujours d’une vue directe sur les avions. Mais aussi dans la longueur, puisque le bâtiment borde les pistes au sud et la voirie d’accès au nord. Résultat : une forme de trapèze allongé, long de 75 m, large de 95 m à sa base et de 50 m à son sommet, qui se trouve côté pistes. Et trois niveaux de 6 m de haut chacun. Toujours afin d’éviter la perte d’espaces, les équipements techniques tels qu’ascenseurs, passerelles, échelles à crinoline, etc. ont été déportés sur l’extérieur de la construction, d’une surface de 16 600 m 2 Shon. C’est également pour masquer ces éléments que l’édifice sera habillé de rubans d’acier, dont la mise en œuvre débutera cet été.

Structure métallique

Fondé sur des micropieux de béton, le bâtiment dispose d’une structure métallique poteaux-poutres sur une trame de 12 x 12 m. Le contreventement est assuré par des croix de Saint-André au niveau des escaliers. Il s’organise en trois niveaux : un rez-de-piste de 3 400 m 2 dédié aux contrôles des passeports et au filtrage des bagages. Cet espace a la particularité d’être ouvert sur les pistes d’un côté et sur un jardin de 1 000 m 2 de l’autre. Non seulement il ouvre la vue sur les avions, mais il profite ainsi d’un éclairage naturel. Autre point particulier, l’éclairage artificiel révèle ici des éléments techniques habituellement dissimulés dans le plénum. Pour l’occasion, les gaines techniques de désenfumage et les réseaux de fluides sont peints en rouge, doré et orangé métallique. « Pour occuper les passagers, nous voulions réaliser un plafond qui dévoile partiellement ses mécanismes à la manière des horlogeries », précise Marc Fidelle, architecte d’Aéroports de Paris (ADP) qui a conçu le bâtiment.
Le deuxième niveau regroupe des commerces sur 2 300 m 2 , l’une des principales attentes des passagers, selon les enquêtes de satisfaction menées régulièrement par Aéroports de Paris. A ce niveau est également créé un bloc sanitaire central de 250 m 2 , plus simple à nettoyer et à réparer. C’est aussi à cet étage que s’effectuera la répartition des passagers vers les salles d’embarquement des aérogares existantes, via deux passerelles.
Enfin, le dernier niveau de 3 300 m 2 sera dédié aux salons privés des compagnies aériennes. Il se divisera en quatre zones qui disposeront toutes d’une vue sur les pistes.
Le budget du bâtiment de liaison représente 71 millions d’euros. Cette somme s’inscrit dans une enveloppe globale de 106 millions d’euros qui comprend, en outre, le réaménagement des aérogares existantes. L’ouverture du bâtiment est prévue pour mars 2012, les travaux d’aménagement des aérogares existantes s’étendront ensuite jusqu’au début 2013.

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