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Un atelier de tri mécanisé pour la dépollution pyrotechnique

CONRAD FREELING |  le 18/10/2013  |  France entièreRéglementation techniqueTravailTransportsHaut-Rhin

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La découverte de munitions sur le chantier de la LGV Est, en Alsace, a conduit RFF à mécaniser le tri.

De par la délicatesse qu’elle exige, la dépollution pyrotechnique reste une affaire manuelle. Pourtant, Éric Schnell, directeur du service de déminage de Colmar, et Éric Koenig, président de Tecnitude, spécialiste de la manutention en continue à Riedisheim (Haut-Rhin), ont mis en commun leurs savoir-faire pour créer un atelier de tri mécanisé qui permet de séparer les munitions de la terre à laquelle elles sont mélangées. Ce procédé a été mis au point pour Réseau ferré de France (RFF) car le tracé de la LGV Est, en Alsace, avait mis à jour un important stock de munitions datant de la Seconde Guerre mondiale. Le système réalisé sur mesure par Tecnitude se compose d’une trémie d’alimentation de 5 m³. Le matériau brut y est déversé et en ressort par un extracteur à bande qui le conduit sur un convoyeur de 10 m.

Evacuation de 3 t de munitions en deux mois

L’étape suivante est le lavage qui s’effectue en deux temps : passage par un couloir de prédélayage, puis dans un tube laveur rotatif. Vient ensuite le cœur de l’atelier : un trommel, c’est-à-dire un crible rotatif constitué de deux tubes grillagés tournant l’un dans l’autre. Il effectue trois séparations : l’eau chargée de fines en bas, puis les éléments de taille moyenne, et enfin les rebuts. C’est parmi les éléments moyens que se trouvent les munitions. Cette séparation est ensuite convoyée sous un aimant équipé d’un tapis éjecteur  l’ensemble s’appelle un overband qui sépare les parties métalliques des matières inertes. 90 % des munitions sont ainsi récupérées et tombent dans un bac d’eau. Les boues résiduelles sont étalées au sol pour une ultime vérification avec détecteur manuel, puis elles sont enterrées sur place. Le fonctionnement de l’atelier ne requiert qu’un minimum d’intervention humaine. Il est piloté à distance depuis un poste de commande blindé, à l’épreuve des explosions. Sur ce chantier, huit semaines de traitement ont permis de récupérer 3 t de munitions, ce qui représente quelque 15 000 engins explosifs qui ont ensuite été détruits. « Ici, nous étions dans une configuration très défavorable, avec des munitions plus ou moins dégradées présentant un fort risque », explique Éric Schnell. Conrad Freeling

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PHOTO - 744744.BR.jpg - © Conrad Freeling

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