Energie

UFC-Que Choisir et la rénovation thermique : les architectes « en parfait accord »

Mots clés : Architecte - Politique énergétique

L’étude d’UFC-Que Choisir continue de faire réagir. Après les « contre », en l’occurence la FFB mardi 3 juin, voici les « pour ». L’Ordre des architectes s’est exprimé par la voix de sa présidente, Catherine Jacquot pour se dire prêt à endosser le rôle « d’architecte énergéticien » rêvé par l’association de consommateurs.

Notre artcicle « RGE = «Rien ne Garantit l’Efficacité » pour l’UFC-Que Choisir » rendant compte de l’étude de l’association de consommateurs sur la rénovation énergétique en France et la piètre qualité de service apportée par les professionnels « étudiés » suscite de plus en plus de réactions des professionnels.

Mardi 3 juin, c’est une Fédération française du bâtiment assez en colère qui dénonçait une enquête « à charge », mercredi 4 juin, c’est le Conseil national de l’Ordre des architectes qui est venu apporter son soutien à l’UFC.

« En parfait accord avec cette étude, les  architectes  ne cessent de répéter que la procédure de qualification RGE mise en place pour les artisans et les entrepreneurs ne saurait  suffire à réussir la réhabilitation énergétique du parc existant de logements individuels ou collectifs », écrit ainsi la présidente de l’Ordre, Catherine Jacquot.

Reprenant les arguments de l’enquête en faveur d’une conception globale de la rénovation énergétique, Catherine Jacquot estime que « l’architecte et la maîtrise d’œuvre ont seuls, la capacité d’élaborer ce projet global qui répondra aux objectifs de performance énergétique du bâtiment mais aussi améliorera le confort de ses habitants et la qualité architecturale du bâtiment permettant au propriétaire de réaliser une vraie plus value financière et qualitative ». 

Autre point de convergence, « l’architecte énergéticien », ce chef d’orchestre que réclame l’UFC-Que Choisir : « les architectes et leur équipe de maîtrise d’œuvre sont prêts et enthousiastes pour cette mission », écrit Catherine Jacquot. « Ils sont 30.000 professionnels sur tout le territoire constituant un maillage dans toutes les régions en milieu urbain ou rural. Les pouvoirs publics ont là une ressource professionnelle exceptionnelle aussi bien pour le conseil que pour la conception et la réalisation d’une rénovation énergétique de qualité, sur mesure qui respecte le patrimoine et prend en compte les besoins des habitants ».

Pour conclure, la présidente de l’Ordre national des architectes rappelle qu’une mission interministérielle réunissant le ministère de la Culture et de la Communication et le ministère de l’Egalité des Territoires et du Logement avait conclu dans un rapport de septembre 2013 que les architectes étaient les « plus en pointe concernant la performance énergétique ».

 

 

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  • - Le

    une reflexion globale sur les métiers !

    La FFB n’est pas contente parce que l’on critique son programme FEEBAT ? acteurs de terrain et entreprises du bâtiment sont unanimes sur la non-pertinence de ces formations qui engraissent leurs syndicats !! Les architectes veulent récupérer ce rôle ? Ils ne peuvent pas !! D’abord, ils sont mal formés techniquement (blocage sur l’évolution des compétences en ecole d’archi dixit mr LAVIGNE ancien directeur d’ecole et expert en énergétique) et ensuite ils ont deja assez de missions qui leur donne trop de travail pour ce qu’on les paye !! Alors une mission en plus, je n’y crois pas ! C’est une réflexion globale sur les métiers qu’il faut pour relever le défi. Des nouveaux métiers comme le technicien bbc ou le coordinateur bbc permettent pour certains chantiers de taille modeste de résoudre tous les problèmes. Mais attention pas pour tous les chantiers !! Les syndicats devraient se rassembler pour imaginer les métiers de demain. Et que tout le monde en profite, client compris.
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  • - Le

    Oui, mais…

    Par son approche généraliste et sa connaissance du bâti, l’architecte est assurément le mieux placé pour répondre à la demande. En revanche, combien sont qualifiés ou intéressés par des chantiers dont la moitié est composé de maisons individuelles ? Il y a plusieurs raisons à cela : – Le coût de la mission : une mission classique de maîtrise d’œuvre est impensable pour des travaux d’un montant de 40 000 euros; – Des connaissances techniques insuffisantes : les architectes sortis de l’école il y a plus de 5 ans n’ont jamais abordé certains aspects thermiques et les spécificités de la rénovation; – Une absence de vision managériale de la réalisation. Enfin en janvier 2015, il est probable que les maîtres d’ouvrages écartent les architectes de ce marché pour des raisons d’écoconditionnalités de déductions fiscales ou de prêts. On pourrait être confiant si parallèlement à cette situation les architectes se formaient pour remédier à ces faiblesses. Tel n’est pas le cas.
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