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Tunnelier en terre quasi inconnue

le 15/11/2013  |  Matériel de chantier

Le tunnelier, qui a débuté sa course en février 2012, a rapidement atteint sa vitesse de croisière contractuelle (25 m/jour) avec des pointes de 30 à 38 m/jour. Une course brutalement interrompue le 26 juin 2012, après une progression de 1 462 m, suite à la rencontre de bancs d’argile numidienne générant des contraintes de convergence exceptionnelles. « Une géologie extrême que la première campagne de reconnaissance n’avait pas mise en évidence, commente Jean-Philippe Cattin, directeur des projets internationaux de Razel-Bec. Les campagnes supplémentaires notifiées par le client, qui nécessitaient la réalisation de carottages profonds à plus de 300 m et le recours à du personnel expatrié expérimenté, n’ont pu être menées à bien en raison des problèmes de sécurité de cette région de l’Algérie. » Pour libérer les efforts du terrain sur la jupe du tunnelier, l’entreprise a réalisé des galeries latérales de 0,80 m à 1 m de largeur de part et d’autre de la machine afin de la dégager. Ces travaux « à la petite cuillère » - terrassement et marinage manuels - ont exigé plus de cinq mois d’efforts. La machine a pu redémarrer le 1 er décembre 2012 avant d’être à nouveau stoppée au point métrique 2835, le 15 février 2013, après l’effondrement, à l’arrière (PM 1575), d’une partie de la galerie suite à la rupture de six voussoirs de voûte sous-dimensionnés. Un accident qui aurait pu être dramatique mais que l’entreprise avait heureusement prévenu grâce à un suivi d’auscultations topographiques permanent. « Nous avions constaté des fissures et des dégradations inquiétantes des voussoirs, phénomène dû évidemment à la convergence des terrains, et débuté des travaux de renforcement systématique des anneaux de voussoirs par la pose de cintres métalliques en HEB 180. » Grâce à cette auscultation préventive, la galerie a pu être évacuée à temps et le pire évité. Il a ensuite fallu évacuer les matériaux, à l’abri d’une voûte parapluie permettant de renforcer le terrain à l’aplomb de la zone éboulée. Le traitement de l’effondrement a duré moins de trois mois, le confortement jusqu’à la machine se poursuivant, lui, plusieurs mois après. Quant au redémarrage du tunnelier, il pourrait ne jamais avoir lieu. « De nouvelles solutions sont à l’étude, explique Jean-Philippe Cattin. Elles pourraient aller jusqu’à un changement de machine et une attaque par l’autre extrémité. »

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