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Trois viaducs édifiés dans le Boulonnais

Florent Lacas |  le 13/07/2012  |  BâtimentFrance entièreOuvrage d'art

Le moniteur N° 4885 du 11 juillet 1997

En septembre 1997 devait s’achever la construction du viaduc d’Echinghen (Pas-de-Calais), d’une portée de 1,3 km et d’une hauteur maximale de 75 mètres. Cet ouvrage d’art est alors le plus grand des trois viaducs édifiés sur le tracé de l’A16 (Paris-Belgique). Sur le plan technique, les contraintes sont multiples, à commencer par l’instabilité des sols environnants, composés d’argile, de calcaire et de sable. Ainsi, dans certaines zones, les barrettes en béton ont dû être enfouies à 40 mètres de profondeur. « Le temps moyen de mise en œuvre d’une barrette a été multiplié par trois par rapport à une réalisation dans un sol de bonne qualité », calcule Jean-Wilfrid Ferrier, directeur du chantier. Autre particularité des travaux, la poutre de lancement représentant « une synthèse de toutes les avancées technologiques actuelles », aux dires de Jean-Wilfrid Ferrier. Au nombre des qualités du dispositif, un déchargement simultané des voussoirs de part et d’autre de la pile, mais aussi l’utilisation d’axes dynamométriques relevant en permanence les réactions du lanceur sur le tablier et permettant ainsi de corriger, en temps réel, tout déséquilibre. « Une recherche de stabilité accrue d’autant plus nécessaire que ce site est très exposé aux intempéries », précise Vincent Gaume, journaliste au « Moniteur ». La structure des voussoirs, quant à elle, « constitue une première mondiale », continue Vincent Gaume. Ceux-ci associent des hourdis inférieurs et supérieurs en béton à un treillis tridimensionnel en acier. Une disposition permettant d’affiner l’ensemble de l’ouvrage. « Le faible poids du tablier a permis d’alléger les charges sur les fondations, d’augmenter la portée des travées et de diminuer le nombre de piles », explique Jean-Wilfrid Ferrier. Un résultat esthétique qui permet au viaduc de mieux s’insérer dans le paysage. « Nous désirions que les viaducs soient les seigneurs du lieu, mais qu’ils conservent une certaine discrétion, voire une immatérialité », expliquait à ce propos Pierre-Louis Carlier, architecte du projet. Une donnée permet de mesurer la « transparence » du viaduc : la matière représente 8 % de la surface définie par la structure.

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Fiche technique

Maître d’ouvrage : Société des autoroutes du nord et de l’est de la France. Maître d’œuvre : Scetautoroute Nord et Est. Architecte : Pierre-Louis Carlier. Entreprises : groupement Bouygues (mandataire), Norpac, Demathieu & Bard. Durée des travaux : 24 mois. Coût : 324 millions de francs HT (50 millions d’euros).

Et aussi dans le numéro du 11 juillet 1997

Le gouvernement Jospin, en juillet 1997, peaufine son programme pour l’embauche de 700 000 jeunes. Celles-ci « seront dédiées aux activités nouvelles et seront de vrais emplois », précisait Martine Aubry, ministre de l’Emploi. • « La bataille du gouvernement devrait conduire à maintenir ou créer 35 000 postes dans le BTP, grâce notamment au programme de construction et d’aménagement de logements annoncé par le Premier ministre », estimait le ministre du Logement, le 7 juillet 1997.

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