Réalisations

Trois viaducs édifiés dans le Boulonnais

Mots clés : Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d'archives - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Ouvrage d'art

Le Moniteur ouvre ses archives et revisite l’actualité du BTP « il y a 15 ans ». Cette semaine : le chantier du viaduc d’Echinghen (Pas-de-Calais).

En septembre 1997 devait s’achever la construc­tion du viaduc d’Echinghen (Pas-de-Calais), d’une portée de 1,3 km et d’une hauteur maxi­male de 75 mètres. Cet ouvrage d’art est alors le plus grand des trois viaducs édifiés sur le tracé de l’A16 (Paris-Belgique).

Sur le plan technique, les contraintes sont multiples, à commencer par l’instabilité des sols environnants, composés d’argile, de calcaire et de sable. Ainsi, dans certaines zones, les barrettes en béton ont dû être enfouies à 40 mètres de profondeur. « Le temps moyen de mise en oeuvre d’une barrette a été multiplié par trois par rapport à une réalisation dans un sol de bonne qualité », calcule Jean-Wilfrid Ferrier, directeur du chantier. Autre particularité des travaux, la poutre de lancement représentant « une synthèse de toutes les avancées technologiques actuelles », aux dires de Jean-Wilfrid Ferrier. Au nombre des qualités du dispositif, un déchargement simultané des voussoirs de part et d’autre de la pile, mais aussi l’utilisation d’axes dynamométriques relevant en permanence les réactions du lanceur sur le tablier et permettant ainsi de corriger, en temps réel, tout déséquilibre. « Une recherche de stabilité accrue d’autant plus nécessaire que ce site est très exposé aux intempéries », précise Vincent Gaume, journaliste au « Moniteur ».

La structure des voussoirs, quant à elle, « constitue une première mondiale », continue Vincent Gaume. Ceux-ci associent des hourdis infé­rieurs et supérieurs en béton à un treillis tridimen­sionnel en acier. Une disposition permettant d’affiner l’ensemble de l’ouvrage. « Le faible poids du tablier a permis d’alléger les charges sur les fondations, d’aug­menter la portée des travées et de diminuer le nombre de piles », explique Jean-Wilfrid Ferrier. Un résultat esthétique qui permet au viaduc de mieux s’insérer dans le paysage. « Nous désirions que les viaducs soient “les seigneurs du lieu”, mais qu’ils conservent une certaine discrétion, voire une immatérialité », expliquait à ce propos Pierre-Louis Carlier, architecte du projet. Une donnée permet de mesurer la « trans­parence » du viaduc : la matière représente 8 % de la surface définie par la structure. 

FICHE TECHNIQUE Maître d’ouvrage : Société des autoroutes du nord et de l’est de la France. Maître d’œuvre : Scetautoroute Nord et Est. Architecte : Pierre-Louis Carlier. Entreprises : groupement Bouygues (mandataire), Norpac, Demathieu & Bard. Durée des travaux : 24 mois. Coût : 324 millions de francs HT (50 millions d’euros).

 

Et aussi…


Le gouvernement Jospin, en juillet 1997, peaufine son programme pour l’embauche de 700 000 jeunes. Celles-ci « seront dédiées aux activités nouvelles et seront de vrais emplois », précisait Martine Aubry, ministre de l’Emploi.  

« La bataille du gouvernement devrait conduire à maintenir ou créer 35 000 postes dans le BTP, grâce notamment au programme de construc­tion et d’aménagement de logements annoncé par le Premier ministre », estimait le ministre du Logement, le 7 juillet 1997.

 Vu dans Le moniteur N°4885 du 11 juillet 1997

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