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Trois questions à Patrick Baggio, président de l'Ordre régional des architectes d'Aquitaine.

JEAN-BERNARD GILLES |  le 14/01/2005  |  Collectivités localesArchitectureGirondeFrance entièreProfessionnels

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« Les architectes doivent investir la cité »

Comment percevez-vous la situation de l'acte de construire en Aquitaine ?

La filière du bâtiment en général manque aujourd'hui de financements susceptibles de répondre aux besoins de qualité architecturale. Toute la filière subit la logique du moins-disant. Le coût du foncier renchérit celui des bâtiments construits. Nous constatons des prix très bas qui ne sont pas compatibles avec la complexité des normes, le coût de la construction et des matériaux. Les bailleurs sociaux font beaucoup d'efforts, mais le privé achète aujourd'hui le foncier jusqu'à deux fois le prix.

Les programmes de logements d'investisseurs sont-ils trop nombreux ?

L'Etat ne peut demander au secteur privé de tout faire. Le secteur privé qui multiplie les programmes aujourd'hui dans nos villes va devoir s'associer aux bailleurs sociaux pour fabriquer de la mixité urbaine. Les seuls programmes de Robien, objectivement axés sur une logique de rentabilité, ne répondent pas aux besoins des familles en ville, d'abord, et contribuent, de surcroît, à une standardisation de l'habitat non conforme à l'idée que nous nous faisons de la qualité architecturale.

Et les procédures ?

Elles sont trop longues. Les documents sont très denses, traités de manière inégale selon les collectivités, les avis requis sur la qualité architecturale sont de plus en plus nombreux. Sans parler des difficultés croissantes pour les élus pour faire accepter par la population un nouveau projet dans le cadre déjà bâti. Les architectes conseils sont des interlocuteurs professionnels mais, sur la forme, le tact et l'élégance ne sont toujours pas au rendez-vous. L'idée de « short list » d'architectes que la collectivité souhaiterait voir travailler avec les promoteurs privés, notamment à Bordeaux, ne nous convient pas. Elle réduit le champ des architectes possibles, risque de se traduire par une uniformité et serait source des phénomènes de cour que nous ne pouvons accepter. Mais c'est aussi aux architectes de sortir de leurs agences pour aller rencontrer les élus, leur parler de leur métier et de la qualité architecturale. Et là, la balle est dans notre camp.

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