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Trois questions à Jean-Marie Simon, directeur du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) de Meurthe-et- Moselle.

SANDRA HEISS |  le 09/07/2004  |  MoselleCollectivités localesDroit de l'urbanismeDroit de l'environnementPrix d'architecture

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« Cassons la monotonie du Pays-Haut*»

Après une visite en Sarre, le CAUE a organisé le 8 juillet une rencontre franco-allemande consacrée aux paysages urbains du Pays-Haut*. Les territoires frontaliers des deux pays traitent-ils de la même façon leur environnement ?

Avec ses vallées étroites, le relief du Pays-Haut est plus complexe que celui des régions allemandes voisines, où le vallonnement est plus doux. Une focalisation architecturale en fond de vallée, une mono industrie et l'absence de PME locales, ainsi qu'un partenariat financier moins actif, opposent la France à l'Allemagne. Si nous avons fait l'erreur de croire que l'industrie pourrait revenir en fond de vallée, nous constatons qu'il peut y avoir une qualité résidentielle remarquable. J'en veux pour preuve l'explosion de l'immobilier à Longwy, dont les prix sont équivalents à ceux de Nancy.

Comment expliquer ce décalage entre attractivité immobilière et morosité économique ?

Il faut élargir son regard vers le Luxembourg et les pays frontaliers. Les temps difficiles sont derrière nous, et il y a nécessité aujourd'hui de produire du logement tout en s'adaptant au patrimoine architectural existant. Le Pays-Haut, contrairement à la Sarre, se caractérise par des villes uniformes sans centre-ville, ce qui donne le sentiment de passer d'une vallée à l'autre sans changer d'habitat. Les projets d'urbanisation devront veiller à casser cette monotonie.

Certains bâtiments industriels, comme les Grands Bureaux de la Senelle à Mont-Saint-Martin, ont bénéficié d'une requalification réussie. En est-il de même pour l'ensemble du patrimoine architectural ?

Le problème se pose pour les ensembles sportifs, les bâtiments communaux ou les mairies construits dans les années 60 et 70. Les collectivités éprouvent des difficultés à entretenir ces équipements devenus surdimensionnés, et ne peuvent pas compter sur des aides publiques. Les affaissements miniers annihilent par ailleurs certains projets de requalification. Malgré ces contraintes, nous veillons à ce que des procédures de démolition n'aboutissent pas.

* Il s'agit du bassin ferrifère de Lorraine (arrondissements de Briey, Longwy, Thionville).

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