Transport et infrastructures

Trois médiateurs pour Notre-Dame-des-Landes

Gérard Feldzer, ex-pilote de ligne, proche de Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental, et la préfète, Anne Boquet, ont été désignés médiateurs du dossier de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Ce ne sont pas un, ni deux, mais bien trois médiateurs qui seront chargés « d’envisager les solutions permettant de répondre aux impératifs d’aménagement, dans un dialogue apaisé avec les acteurs et dans le respect de l’ordre public », a indiqué jeudi 1er juin Matignon dans un communiqué.

Gérard Feldzer, ex-pilote de ligne, proche de Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental, et la préfète, Anne Boquet devront examiner les enjeux au regard des dernières données économiques (prévisions de trafic, coûts, empreinte carbone, etc.). Leur rapport devra permettre au gouvernement de prendre une décision « claire » et « assumée », selon les termes d’Edouard Philippe, qui juge « urgent de faire baisser la tension » sur ce projet polémique lancé au début des années 70.

 

Crainte « d’enliser le dossier »

 

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait souhaité « une dernière fois, regarder les choses » en termes « économiques, environnementaux, d’empreinte carbone, de capacité à développer » et avait dit vouloir nommer un médiateur et se donner six mois avant de décider.

Trois associations favorables à la nouvelle infrastructure se sont d’ores et déjà inquiétées de la médiation proposée et ont demandé à être reçues à Matignon.

Dans une lettre envoyée à Edouard Philippe fin mai, Des ailes pour l’Ouest, l’Association contre le survol de l’agglomération nantaise (Acsan) et le Collectif citoyen engagé pour le transfert de l’aéroport (Coceta) se disent « prêts à (s’)associer à une médiation qui viserait à apaiser la tension sur place », mais pas à une étude des alternatives à Notre-Dame-des-Landes qui serait, elle, « inacceptable ». De son côté, le président (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, s’est dit « favorable » à une médiation à condition qu’elle ne serve pas à « enliser le dossier ».

Dernièrement, Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition écologique, longtemps opposé au projet, avait déclaré vouloir « remettre les choses à plat », et se disait « intimement convaincu qu’il y a de possibles alternatives » pour « permettre, à tous, de sortir par le haut ». Selon lui, la médiation « en fera la démonstration ».

Les médiateurs devaient être reçus jeudi à 18H30 à Matignon par le Premier ministre Edouard Philippe, Nicolas Hulot et la ministre des Transports Elisabeth Borne, afin de lancer la médiation.

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